Hautes-Alpes: une mère et ses trois filles agres­sées au cou­teau

Le drame s’est dé­rou­lé dans un centre de va­cances VVF de Gardes-Co­lombes. Le sus­pect, 37 ans, qui oc­cu­pait un ap­par­te­ment mi­toyen à ce­lui des vic­times, a été ar­rê­té et pla­cé en garde à vue

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Un homme de 37 ans a don­né, hier ma­tin, plu­sieurs coups de cou­teau à une femme et ses trois filles dans un vil­lage de va­cances des Hautes-Alpes. En fuite, il a été ra­pi­de­ment ar­rê­té et pla­cé en garde à vue. Le sus­pect, un Ma­ro­cain do­mi­ci­lié dans les Yve­lines, par­ta­geait avec sa fa­mille un ap­par­te­ment mi­toyen de ce­lui de ses vic­times, au Vil­lage va­cances fa­mille (VVF) de La­grand, sur la com­mune de Gar­deCo­lombe, a-t-on ap­pris de sources concor­dantes. Vers 9h40, « pour des rai­sons qui res­tent à dé­ter­mi­ner » ,il « s’est pré­ci­pi­té sur la ter­rasse» où les en­fants pre­naient leur pe­tit-dé­jeu­ner et « a por­té des coups de cou­teau aux trois en­fants », âgées de 8 ans, 10 ans et 13 ans, a dé­cla­ré Ra­phaël Bal­land, pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Gap, au cours d’une con­fé­rence de presse. La mère de 46 ans a éga­le­ment

été bles­sée. La plus jeune des filles a été hé­li­por­tée en état d’ur­gence ab­so­lue vers l’hô­pi­tal de Gre­noble, où elle a été opé­rée. « Elle est hors de danger et pour­rait ra­pi­de­ment sor­tir de l’hô­pi­tal »,

se­lon le pro­cu­reur. Les trois autres vic­times, plus lé­gè­re­ment bles­sées, ont été hos­pi­ta­li­sées à Gap. Le sus­pect s’est en­suite en­fui en voi­ture mais a été in­ter­cep­té par la gen­dar­me­rie. Ce sont deux ré­ser­vistes de la gen­dar­me­rie -- un dis­po­si­tif que le gou­ver­ne­ment a choi­si de dé­ve­lop­per après les der­niers at­ten­tats -- qui ont in­ter­pel­lé l’agres­seur : un ma­jor et un ad­ju­dant-chef, an­cien gen­darme de car­rière.

In­ter­ro­ga­tion sur le mo­bile

L’homme a été pla­cé en garde à vue à 10 heures et de­vait su­bir une ex­per­tise psy­chia­trique dans l’après­mi­di.

« Il avait lais­sé en pleurs sa femme en­ceinte et ses deux en­fants en bas

âge», a ra­con­té le maire de Garde-Co­lombe Ed­mond Fran­cou, ar­ri­vé très vite sur place après avoir été aler­té par des ré­si­dents du vil­lage. Le mo­bile de l’agres­sion res­tait « un grand point d’in­ter­ro­ga­tion » ce mar­di après-mi­di, l’au­teur des coups n’ayant rien dit au mo­ment de son agres­sion, se­lon le pro­cu­reur. « En au­cun cas, d’après ce qui a été rap­por­té, l’in­té­res­sé n’au­rait eu des pro­pos re­pro­chant la te­nue ves­ti­men­taire

des vic­times au mo­ment de l’agres­sion », a sou­li­gné M. Bal­land. Le ma­gis­trat a néan­moins

dit être « en liai­son très ré­gu­lière avec la sec­tion an­ti­ter­ro­riste du par­quet de Pa­ris » au­vu« du contexte na­tio­nal ». Mais ce der­nier ne s’était pas sai­si du dos­sier hier. L’au­teur des coups est connu des ser­vices de po­lice pour des faits de droit com­mun, dont le plus ré­cent date de 1999, mais pas des ser­vices de ren­sei­gne­ment, se­lon une source proche de l’en­quête. « Des in­ves­ti­ga­tions im­por­tantes sont en cours ici et dans les Yve­lines pour sa­voir à qui on a af­faire », a pré­ci­sé M. Bal­land. Le sus­pect avait fait un ma­laise va­gal lun­di et avait été se­cou­ru par la fa­mille des vic­times, sans que l’on sache si ce­la a un lien avec les faits. Les deux fa­milles avaient eu des contacts ré­gu­liers de­puis leur ar­ri­vée au VVF sa­me­di der­nier. Les vic­times étaient ori­gi­naires de Loire-At­lan­tique. Une cel­lule psy­cho­lo­gique a été mise en place dans le VVF, qui compte une qua­ran­taine de lo­ge­ments, pou­vant ac­cueillir en­vi­ron 180 per­sonnes.

(Pho­to PQR/Le Dau­phi­né)

La gen­dar­me­rie est in­ter­ve­nue très ra­pi­de­ment et, grâce à deux ré­ser­vistes, a pu ap­pré­hen­der le sus­pect.

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