Le PC s’émeut « des condi­tions de sur­vie in­dé­centes des ré­fu­giés »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Grand Sud - TH. P.

De­puis plu­sieurs se­maines, un mil­lier de ré­fu­giés, is­sus prin­ci­pa­le­ment du Dar­four et d’Ery­thrée, étaient ac­cueillis dans la cour de l’église SaintAn­toine à Vin­ti­mille. Mer­cre­di, le maire de la com­mune fron­ta­lière a tou­te­fois dé­ci­dé de faire éva­cuer l’édi­fice et de sim­ple­ment per­mettre aux femmes et aux en­fants de res­ter à l’abri, la pré­fec­ture d’Im­pe­ria ou­vrant de son cô­té des mo­du­lesd’ac­cueil­tem­po­rai­re­pour­les­hommes. Une si­tua­tion qui émeut le Part com­mu­niste azu­réen. « Ce sont près de 700 per­sonnes qui se re­trouvent li­vrées à elles-mêmes après avoir tra­ver­sé la Li­bye, la Mé­di­ter­ra­née et une par­tie de l’Ita­lie. Ces jeunes hommes et ces fa­milles fuient la guerre, le crime et la ré­pres­sion. Il est in­to­lé­rable que la France ne ré­ponde pas à la né­ces­si­té d’hé­ber­ge­ment tem­po­raire de ces cen­taines de per­sonnes qui cherchent un che­min d’es­poir et d’ave­nir et sur­vivent dans des condi­tions in­dé­centes », s’in­surge ain­si Cé­cile Du­mas, se­cré­taire dé­par­te­men­tale du PCF. Une nou­velle fois, la di­ri­geante com­mu­niste re­grette que «la France laisse pour­rir la si­tua­tion et l’Ita­lie gé­rer seule cette si­tua­tion». Et elle conti­nue de sug­gé­rer que «l’an­cienne base aé­rienne de Ro­que­brune, l’an­cien hô­pi­tal Saint-Roch à Nice, l’an­cienne douane à Breil-sur-Roya, l’an­cienne gare de Saint-Dal­mas-de-Tende, au­tant de bâ­ti­ments vides, servent à un ac­cueil digne des ré­fu­giés ». Des pro­po­si­tions qu’elle dé­fen­dra au­près du pré­fet, lors d’un ren­dez-vous pro­gram­mé le mer­cre­di 27 juillet.

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