Sans re­pre­neur, quatre des huit lignes de trains de nuit sup­pri­mées

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Quatre des huit lignes de trains In­ter­ci­tés de nuit, dont l’Etat a dé­jà an­non­cé l’ar­rêt des sub­ven­tions, fer­me­ront le 1er oc­tobre si au­cun opé­ra­teur pri­vé ne veut les re­prendre et que les ré­gions concer­nées ne les fi­nancent pas, a an­non­cé, hier, le se­cré­taire d’Etat aux Tran­sports, Alain Vi­da­lies. Les lignes ap­pe­lées à dis­pa­raître cet au­tomne sont celles re­liant Pa­ris à la Sa­voie (Saint-Ger­vais et BourgSaint-Mau­rice) et à Al­bi, ain­si que celles re­liant Stras­bourg et Luxem­bourg à Nice et Port­bou (Es­pagne). Deux autres lignes, re­liant la ca­pi­tale à Irun (Es­pagne) et à Nice bé­né­fi­cie­ront d’un sur­sis, res­pec­ti­ve­ment jus­qu’en juillet et oc­tobre 2017, tan­dis que les liai­sons Pa­ris-Brian­çon et Pa­ris-La­tour-de-Ca­rol se­ront main­te­nues, comme an­non­cé en fé­vrier par M. Vi­da­lies. Cette dé­ci­sion vise à ré­sor­ber les pertes fi­nan­cières des trains de nuit, qui ne trans­portent que 3 % des voya­geurs mais re­pré­sentent un quart du dé­fi­cit des In­ter­ci­tés (au moins 400 millions d’eu­ros pré­vus cette an­née), soit « plus de 100 eu­ros de sub­ven­tion pu­blique » par billet ven­du, a sou­li­gné le se­cré­taire d’Etat aux Tran­sports lors d’une confé­rence de presse. « Je confirme la dé­ci­sion du gou­ver­ne­ment de ne plus fi­nan­cer l’ex­ploi­ta­tion de ces lignes, mais je reste à l’écoute de toute offre de re­prise » ou « de fi­nan­ce­ment tiers, c’est-à-dire par les ré­gions », a-t-il dé­cla­ré, si­gna­lant qu’une dis­cus­sion « est en cours entre la ré­gion Oc­ci­ta­nie et SNCF Mo­bi­li­tés » au su­jet de la liai­son Tou­louse-Cer­bère. En re­vanche, au­cun opé­ra­teur pri­vé n’a ré­pon­du de ma­nière sa­tis­fai­sante à l’ap­pel à ma­ni­fes­ta­tion d’in­té­rêt lan­cé en avril par le gou­ver­ne­ment pour les six lignes qui ne se­ront pas conser­vées. Le groupe fran­çais Trans­dev (fi­liales de la Caisse des dé­pôts et de Veo­lia) a pro­po­sé en re­tour de re­prendre les deux lignes que l’Etat en­tend gar­der, pour éven­tuel­le­ment « en sauver une ou deux de plus ». Cette ré­ponse « ne cor­res­pon­dait pas à la de­mande », a es­ti­mé M. Vi­da­lies, in­di­quant tou­te­fois que « la porte reste ou­verte pour trou­ver une so­lu­tion » qui « n’im­plique pas les fi­nances de l’Etat ».

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