«Pour se dif­fé­ren­cier, il faut des pro­duits d’ex­cep­tion»

Fran­çois De­ma­chy Par­fu­meur, créa­teur des par­fums Dior

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Dossier Du Dimanche -

Com­ment est née la col­la­bo­ra­tion avec les pro­duc­teurs? Après avoir tra­vaillé long­temps dans une autre grande mai­son (Cha­nel, Ndlr), j’ar­ri­vais chez LVMH, qui avait le sou­ci de la ma­tière pre­mière un peu plus maî­tri­sée. Nous avons be­soin de qua­li­té et de quan­ti­té. Le par­te­na­riat avec les pro­duc­teurs offre une ga­ran­tie mu­tuelle.

La­quelle? Ce­la per­met de voir à moyen et long terme. Les pro­duc­teurs peuvent tra­vailler dans de bonnes condi­tions, car ils savent que la ré­colte se­ra prise. Nous, on en manque, c’est pour­quoi on dé­ve­loppe et on est à l’écoute des pro­jets d’ins­tal­la­tion. On re­lance aus­si la tu­bé­reuse.

Qu’est-ce que les fleurs d’ici ont de plus?

La cen­ti­fo­lia ou rose de mai, c’est la meilleure. Mon rôle chez Dior c’est de faire des par­fums de qua­li­té. Pour se dif­fé­ren­cier, il faut des pro­duits d’ex­cep­tion. C’est une dé­marche im­por­tante, on y croit. Ça signe dif­fé­rem­ment le par­fum. N’est-elle pas culti­vée ailleurs? On la trouve un peu au Ma­roc, en Tu­ni­sie mais ce n’est pas tout à fait pa­reil. On uti­lise éga­le­ment une autre va­rié­té, la rose

da­mas­ce­na. Elle est huit à dix fois moins chère là­bas, mais ce n’est pas pa­reil.

Dans vos par­fums, où y at-il de la rose de mai? Prin­ci­pa­le­ment dans une ver­sion du J’adore L’or,

L’Ab­so­lu, Miss Dior ,et La Colle Noire, notre der­nier­né. Quand on en a as­sez, on en met dans les eaux de par­fum, plus abor­dables.

La Colle Noire fait par­tie d’une col­lec­tion pri­vée qui est la ré­créa­tion du par­fu­meur.

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