Jean-Louis le pas­sion­né

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Dossier Du Dimanche - www.ter­res­cui­tes­des­launes.com

Tom­bé amou­reux des car­re­lages de sa fu­ture ré­si­dence se­con­daire, Jean-Louis Guiol a lais­sé tom­ber son mé­tier dans l’au­to­mo­bile pour ra­che­ter une en­tre­prise de cé­ra­mique à Sa­lernes. Quinze ans et 320 000 eu­ros d’in­ves­tis­se­ment plus tard, Les Terres Cuites des Launes conjuguent sa­voir-faire, au­then­ti­ci­té et ri­gueur. La mai­son Dior a contac­té ce di­ri­geant pour cette ré­pu­ta­tion, éri­gée au fil de chan­tiers pres­ti­gieux (dont l’hô­tel de Cau­mont à Aix-en-Pro­vence, clas­sé aux Mo­nu­ments his­to­riques). « Au Châ­teau de la Colle Noire, tout était à faire, ex­plique-t-il. Dans cer­taines pièces, no­tam­ment les chambres de Christian Dior et sa soeur Ca­the­rine, nous avons re­fait les sols à l’iden­tique avec des to­mettes hexa­go­nales. Nous avons mis des car­rés, 20x20 dans les suites et ré­no­vé les terres cuites des sa­lons avec nos ou­tils et nos

pro­duits. » Un tra­vail me­né

à un train d’en­fer : «C’était très dif­fi­cile pour une rai­son simple : l’in­com­pa­ti­bi­li­té entre l’exi­gence de qua­li­té, tout à fait lé­gi­time, fixée par les res­pon­sables de l’ar­chi­tec­ture et de la dé­co­ra­tion, et les dé­lais de réa­li­sa­tion. Mais on a fait des mi­racles, comme toutes les autres en­tre­prises, pour y par­ve­nir».

Va­lo­ri­sant pour l’image

Le pa­tron tient d’ailleurs à rendre hom­mage à son équipe. «Il y a quinze ans, on a hé­ri­té d’un per­son­nel d’ex­cep­tion, pas­sion­né et très au fait de la fa­bri­ca­tion an­cienne. C’est lui qui nous a tout ap­pris, car on n’était pas du mi­lieu.» Au­jourd’hui, quatre des six em­ployés ont entre 28 et 41 ans de mai­son… Et des pers­pec­tives d’ave­nir grâce à des com­mandes de ce genre. Le jeu en va­lait la chan­delle, sou­ligne Jean-Louis Guiol : «Au ni­veau des sur­faces, ce n’était pas un gros chan­tier pour nous, mais c’est très va­lo­ri­sant. Tout le monde sait qu’on a tra­vaillé pour la mai­son Christian Dior grâce à la cou­ver­ture mé­dia­tique. Pour l’image des Terres Cuites des Launes et pour celle de Sa­lernes, c’est très im­por­tant. On y trouve notre compte. Et si on peut contri­buer à la re­nom­mée du vil­lage, ce n’est que mieux».

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