Le maire évoque le dos­sier Bri­sach

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - CH­RIS­TIANE GEORGES cgeorges@ni­ce­ma­tin.fr

J’ai ap­pris la si­tua­tion sur le jour­nal ». À l’an­nonce, dans les co­lonnes de Var-ma­tin, du re­dres­se­ment ju­di­ciaire et de la me­nace sur 60 em­plois sur 89, le maire de Sainte- Maxime, Vincent Mo­risse, a sou­hai­té pré­ci­ser cer­tains points. « Bien sûr, j’avais eu vent que la par­tie usine était en fort dé­clin à cause de la baisse du sec­teur de la pierre, mais je ne sa­vais pas qu’elle pou­vait fer­mer ». Le pre­mier­ma­gis­trat a rap­pe­lé qu’à son ar­ri­vée à la tête de la com­mune, en 2008, il était in­ter­ve­nu pour évi­ter que l’en­tre­prise ne dé­lo­ca­lise son site: « J’avais mo­bi­li­sé la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie et le con- seil ré­gio­nal pour es­sayer de trou­ver des so­lu­tions avec le di­rec­teur de l’époque et le P.D.G. de Bri­sach, Thier­ry Rous­seau ».

Dé­jà en dif­fi­cul­té, il y a huit ans

Si ce der­nier avait évo­qué, il y a dé­jà huit ans, « des lo­caux trop grands et le dé­clin de la pierre au pro­fit des ha­billages mé­tal­liques », le di­rec­teur de la CCI, Jacques Bian­chi, lui avait sug­gé­ré « d’adap­ter l’ou­til in­dus­triel au nou­veau mar­ché, avec une chaîne de pro­duc­tion plus ef­fi­cace et plus mo­derne pour ac­croître la ren­ta­bi­li­té du site ». Le di­rec­teur d’alors, Mi­chel Bru­chon, avait vu deux obs- tacles à cette pro­po­si­tion: « Un parc de ma­chines vieillis­sant né­ces­si­tant de ré­in­ves­tir et un per­son­nel à for­mer aux nou­velles tech­niques ». Une in­quié­tude pon­dé­rée par la conseillère ré­gio­nale Mi­reille Pei­ra­no qui avait de­man­dé de « ne pas ex­clure une ac­tion du conseil ré­gio­nal quand à la for­ma­tion spé­ci­fique de jeunes di­plô­més ou d’em­ployés ayant dé­jà une ex­pé­rience sur ces nou­veaux ou­tils ». Quant à Vincent Mo­risse, il avait sur­tout ex­pri­mé son sou­hait de main­te­nir le « vé­ri­table pa­tri­moine so­cial » que re­pré­sente l’usine dans sa com­mune. Pour­tant, huit ans après, la si­tua­tion, loin de s’être amé- lio­rée s’est for­te­ment dé­gra­dée et la dé­marche du maire a été vaine. « Le P.D.G. ne m’a pas in­for­mé de la si­tua­tion. Il ne m’a même pas sol­li­ci­té. De mon cô­té, je ne peux pas me per­mettre de faire de l’in­gé­rence. S’il y a quelque chose de sé­rieux, je pense qu’il m’en in­for­me­ra ».

« Pas un Mou­lins II »

Tou­te­fois, au su­jet de la pré­somp­tion de vente du ter­rain, l’édile pré­vient: « Il ne peut pas y avoir de pro­jet im­mo­bi­lier à cet en­droit, qui est uni­que­ment à vo­ca­tion éco­no­mique. C’est ins­crit dans le PLU: il ne peut y avoir de pro­jet im­mo­bi­lier de lo­ge­ments ». Le pre­mier ma­gis­trat a aus­si rap­pe­lé les dé­gâts pro­vo­qués par les inon­da­tions de 2009 et 2010: « Dans le cas où les bâ­ti­ments étaient ame­nés à être dé­mo­lis pour être rem­pla­cés par un autre bâ­ti­ment, le pro­jet se­ra li­mi­té dans sa construc­ti­bi­li­té et de­vra être conforme au rè­gle­ment lié aux inon­da­tions ». En­fin, dé­si­reux de faire taire les ru­meurs per­sis­tantes : « Cet en­droit ne se­ra pas un Mou­lins II, c’est une zone éco­no­mique. Quant à l’ave­nir de l’en­tre­prise, il est évident que j’y por­te­rai une at­ten­tion par­ti­cu­lière au mo­ment où les in­té­res­sés m’au­ront in­for­mé de sa si­tua­tion réelle ».

(Pho­to ar­chives X. G.)

En  sur ce cli­ché, Vincent Mo­risse et ses ad­joints avaient ren­con­tré le P.D.G. et le di­rec­teur de Bri­sach, avec la CCI et la conseillère ré­gio­nale, Mi­reille Pei­ra­no.

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