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Fran­çois Hol­lande sur place: « Nous de­vons faire bloc »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info Du Jour -

Fai­re­bloc:

c’est ceà­quoi Fran­çois Hol­lande a ap­pe­lé les Fran­çais, hier soir dans une al­lo­cu­tion té­lé­vi­sée. « Faire bloc » , plu­tôt que « res­treindre nos li­ber­tés, dé­ro­ger à nos li­ber­tés consti­tu­tion­nelles » , ce qui « n’ap­por­te­rait pas l’ef­fi­ca­ci­té et af­fai­bli­rait la co­hé­sion si pré­cieuse de notre na­tion. Ce qui est vi­sé » , es­time le chef de l’état, « c’est notre dé­mo­cra­tie » . Dès hier ma­tin, le Pré­sident s’est ren­duàSaint-Étien­ne­du-Rou­vray. Ar­ri­vé avec le mi­nistre de l’In­té­rieur Ber­nard Ca­ze­neuve, le pré­sident s’est en­tre­te­nua­vec le maire, Hu­bert Wul­franc (PCF), « ter­ri­ble­ment éprou­vé » et le vi­cai­re­gé­né­ral de Rouen. Il a éga­le­ment ren­con­tré la fa­mille du prêtre ain­si que « des per­sonnes qui avaient été re­te­nues en otage et qui ont ex­pri­mé la dou­leur, le cha­grin, et aus­si la vo­lon­té de com­prendre ce qui peut se pro­duire ». Pour Fran­çois Hol­lande, na­tif de Rouen, « ce sont les ca­tho­liques qui ont été frap­pés, tous les ca­tho­liques, mais ce sont tous les Fran­çais qui se sentent concer­nés. C’est pour­quoi, nous de­vons être dans une co­hé­sion, dans un en­semble, dans un bloc que per­sonne ne doit pou­voir fis­su­rer ».

« L’étédes as­sas­sins »

Dans l’op­po­si­tion, l’an­cien pré- sident Ni­co­las Sar­ko­zy a te­nu des pro­pos cri­tiques à l’égard du gou­ver­ne­ment. Il a exi­gé de l’exé­cu­tif qu’il « mette en oeuvre toutes les pro­po­si­tions » que la droite a « pré­sen­tées de­puis des mois, sans dé­lai ». Le pré­sident du par­ti Les Ré­pu­bli­cains veut no­tam­ment mettre en ré­ten­tion ad­mi­nis­tra­tive des ra­di­ca­li­sés fi­chés S (ob­jets d’une sur­veillance). « De­vant la mul­ti­pli­ca­tion ef­frayante des at­ten­tats per­pé­trés sur notre sol, et de­vant l’in­sup­por­table gra­da­tion dans le de­gré de bar­ba­rie, nous di­sons au gou­ver­ne­ment et au pré­sident de la Ré­pu­blique, qu’il n’est plus pos­sible de ne pas agir », a écrit Ma­rine Le Pen. Quant à Jean-Luc Mé­len­chon, il a dé­plo­ré « l’été des as­sas­sins les plus in­fâmes. Chaque crime nous sou­lève de dé­goût pour leurs au­teurs et de sen­ti­ments de com­pas­sion ef­fa­rée pour leurs mal­heu­reuses vic­times ». À l’étran­ger aus­si, ce nou­vel at­ten­tat a sus­ci­téde nom­breuses ré­ac­tions. « Nous louons les forces de l’ordre fran­çaises pour leur ré­ac­tion ra­pide et dé­ci­sive et nous nous te­nons prêts à ve­nir en ai­deaux au­to­ri­tés fran­çaises dans l’en­quête en cours », a in­di­qué le porte-pa­role de la pré­si­dence amé­ri­caine.

(Pho­to AFP)

Le pré­sident aux cô­tés du maire de Saint-Étienne- du-Rou­vray lors de sa vi­site au lieu de l’at­ten­tat.

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