Gi­roud coeur en mains

L’at­ta­quant a ren­con­tré des en­fants opé­rés, hier à Mo­na­co. De bonnes ondes dans le pro­lon­ge­ment d’un Eu­ro « sans re­grets » qui a re­do­ré l’image des Bleus

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR THO­MAS MI­CHEL tmi­chel@ni­ce­ma­tin.fr

Il n’était­pas là pour par­ler du cuir mais pour apai­ser les coeurs. Am­bas­sa­deur de­puis 2014 du Mo­na­co Col­lec­tif Hu­ma­ni­taire, chaîne de so­li­da­ri­té des­ti­née à of­frir une se­conde vie à des en­fants is­sus de pays en dé­ve­lop­pe­ment par le biais d’opé­ra­tions car­diaques, Oli­vier Gi­roud a fait scin­tiller bien des sou­rires, hier au centre car­dio-tho­ra­cique de Mo­na­co. Ve­nu sa­luer le suc­cèsde l’opé­ra­tion de la pe­tite Fan­ta– 300e opé­ra­tion en8ans! –, l’at­ta­quant des Bleus a com­mu­nié avec ces en­fants et leurs fa­milles d’ac­cueil du­rant un très long mo­ment. En­tre­deux dé­di­caces et pho­tos avec ses pro­té­gés, il est re­ve­nu sur l’épi­logue cruel de l’Eu­ro et la vague ter­ro­ris­te­qui sé­vit de­puis en France.

Après la dé­faite, vous vous étiez rac­cro­chés, comme d’autres joueurs, au po­si­tif et à la fer­veur au­tour de l’équipe de France. Qu’en est-il de­puis? La dé­faite est-elle di­gé­rée? Oui, c’est di­gé­ré de­puis un mo­ment. Dès le len­de­main, même si la se­maine qui a sui­vi a été dif­fi­cile, j’avais envie de pas­ser à autre chose. C’est sûr que la ci­ca­trice res­te­ra à ja­mais comme je le dis à beau­coup demes proches mais je suis avant tout fier de ce qu’on a réa­li­sé au tra­vers des com­men­taires de chaque per­sonne que je peux croi­ser dans la rue ou qui m’en­voie des tex­tos. J’ai vrai­ment le sen­ti­ment d’avoir tout don­né.

Il n’y a pas de place pour les re­grets? Non parce que ça s’est joué à rien.

Après avoir pas­sé au­tant de temps entre vous, y a-t- il eu un be­soin de com­mu­ni­quer pour les joueurs de l’équipe de France dans les jours qui ont sui­vi? Oui bien sûr. On a créé un groupe sur Whatsapp avec ceux avec qui j’ac­croche le plus. On est huit et on se donne des nou­velles. On s’est dit qu’on se man­quait parce qu’on avait vé­cu une ex­pé­rience ex­tra­or­di­naire, unique, et qu’on ai­me­rait se re­voir le plus vite pos­sible.

Vous pas­sez des va­cances se­reines? Oui, main­te­nant c’est va­cances, re­pos et fa­mille.

Vous avez ap­por­té votre sou­tien aux vic­times des at­ten­tats de Nice sur les ré­seaux so­ciaux, une nou­velle at­taque vient d’avoir lieu près de Rouen [il l’ap­prend]. Com­ment vi­vez-vous tout ça? Je me fais un peu de sou­ci pour le monde dans le­quel on vit pour nos en­fants, ça fait ré­flé­chir et ça com­mence à faire beau­coup. J’ai­me­rais qu’on re­vienne à un peu plus de sé­ré­ni­té. C’est fa­cile à dire mais tel­le­ment dur à réa­li­ser. On a envie de vivre dans un monde meilleur avec une paix pour cha­cun.

Re­trou­ver l’es­prit qui ré­gnait au­tour de l’Eu­ro… Exac­te­ment.

(Pho­to Mi­chael Ale­si)

Le Gun­ner a par­ta­gé de vrais mo­ments de com­pli­ci­té hier.

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