Cou­rir pour l’his­toire L’his­toire

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente / Cinema - C. C

LA COU­LEUR DE LA VIC­TOIRE De Ste­phen Hop­kins (Ca­na­da). Avec Ste­phan James, Ja­son Su­dei­kis, Eli Go­ree. Du­rée:  h . Genre: bio­pic. Notre avis : ★★★

En , le jeune Jesse Owens (Ste­phan James), se pré­pare à concou­rir aux Jeux Olym­piques d’été or­ga­ni­sés à Ber­lin…

Notre avis

Dans la li­gnée des bio­pics de fac­ture clas­sique, mais utiles et convain­cants, La cou­leur de la vic­toire est d’une ef­fi­ca­ci­té re­dou­table. Ste­phen Hop­kins a le mé­rite de rap­pe­ler à quel point Jesse Owens était, non seule­ment un ath­lète de haut vol, mais aus­si un homme dont les ex­ploits ont bous­cu­lé les pré­ju­gés sur le ra­cisme et mis à mal la pen­sée na­zie. Ser­vi par une in­ter­pré­ta­tion sans

★★★★ faille, de la ré­vé­la­tion Ste­phan James à Ja­son Su­dei­kis – qui dans la peau du coach s’éloigne de ses fi­gures co­miques em­prun­tées au Sa­tur­day Night Live – le su­jet est trai­té au mé­tier. Les émo­tions sont par­fai­te­ment dis­til­lées, sans sur­en­chère. Pro­pre­ment, le réa­li­sa­teur Aus­tra­lien s’at­taque aux rouages du co­mi­té olym­pique et aux liens qu’il en­tre­tient avec la po­li­tique. Rien de neuf certes, mais mis en ba­lance avec la pen­sée de la com­mu­nau­té afro- amé­ri­caine, qui par res­pect des mi­no­ri­tés coin­cées dans Al­le­magne d’Hit­ler, ne sou­hai­tait pas que leur pro­dige par­ti­cipe à la com­pé­ti­tion, le pro­pos gagne en puis­sance. Jesse, lui, doute peu, bosse dur et ou­blie tout une fois sur la piste pour fon­cer vers les vic­toires et dé­cro­cher non pas des re­cords « ils sont des­ti­nés à être bat­tus », mais des mé­dailles « qui res­tent gra­vées dans l’His­toire ». Son par­cours est mé­mo­rable.

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