Ce qui mo­tive les Va­rois ten­tés par le bio

Une ving­taine d’ex­ploi­ta­tions oléi­coles et ma­raî­chères, ac­com­pa­gnées par la chambre d’agri­cul­ture, s’engagent à li­mi­ter si­gni­fi­ca­ti­ve­ment l’uti­li­sa­tion de pro­duits phy­to­sa­ni­taires

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - V.G. vgeorges@ni­ce­ma­tin.fr 1. DEPHY est l’acro­nyme pour Dé­mons­tra­tion, Ex­pé­ri­men­ta­tion, et Pro­duc­tion de ré­fé­rences sur les sys­tèmes éco­nomes en PHY­to­sa­ni­taires.

Le Var a ré­pon­du avec suc­cès au deuxième ap­pel à pro­jets du mi­nis­tère de l’Agri­cul­ture vi­sant la créa­tion de nou­veaux ré­seaux « DEPHY

(1) ferme» dans le cadre du pro­gramme Eco­phy­to, pour la ré­duc­tion de l’uti­li­sa­tion des pro­duits phy­to­phar­ma­ceu­tiques. Après la vi­ti­cul­ture (12 vi­gne­rons vo­lon­taires pour le plan Eco­phy­to 2018), l’État a va­li­dé, la se­maine der­nière, la créa­tion dans le dé­par­te­ment de deux groupes d’ex­ploi­tants – ma­raî­chage et oléi­cul­ture – pour son se­cond plan (2016-2020). Pour les pro­duc­teurs vo­lon­taires, ac­com­pa­gnés par la chambre d’agri­cul­ture va­roise, il s’agit de par­ta­ger les ex­pé­riences, d’échan­ger des conseils et de mettre en pra­tique des tech­niques agro-éco­lo­giques et éco­nomes en phy­to­sa­ni­taires.

Ré­duire les phy­tos de % d’ici 

« Tout ce­la dé­coule du Gre­nelle de l’En­vi­ron­ne­ment, rap­pelle Fran­çois Drou­zy, di­rec­teur ad­joint de la CA. L’am­bi­tion est de ré­duire les phy­to de 25% d’ici 2018, 50% d’ici 2020. Tous les or­ga­nismes en lien avec la pro­tec­tion des vé­gé­taux sont mo­bi­li­sés. » Con­crè­te­ment, le tech­ni­cien de la chambre qui anime chaque ré­seau re­cueille les don­nées sur les trai­te­ments uti­li­sés par cha­cun, leur fré­quence, afin de dé­fi­nir un point zé­ro. Puis, il or­ga­nise des réu­nions pour fa­vo­ri­ser les échanges d’in­for­ma­tions sur les nou­velles mé­thodes, dans le but de construire un pro­jet col­lec­tif.

Faire évo­luer les pra­tiques

«La lutte contre la mouche de l’oli­vier, prin­ci­pal ra­va­geur de la ré­colte, est l’en­jeu ma­jeur de l’oléi­cul­ture, fi­lière où tous les pro­duc­teurs ne sont pas des pro­fes­sion­nels, pré­cise Fran­çois Drou­zy. Le se­cond, c’est la va­lo­ri­sa­tion de l’olive de table.» En ma­raî­chage, les vo­lon­taires vont tes­ter des tech­niques de lutte pré­ven­tive contre les ra­va­geurs par des moyens na­tu­rels, no­tam­ment en fa­vo­ri­sant les auxi­liaires des cultures lé­gu­mières et la bio­di­ver­si­té sur les ex­ploi­ta­tions. Dans un se­cond temps, les ré­sul­tats ob­te­nus dans les ex­ploi­ta­tions «mo­dèles», qui testent les so­lu­tions plus res­pec­tueuses de l’en­vi­ron­ne­ment, se­ront com­mu­ni­qués aux autres pro­duc­teurs pour les in­ci­ter à faire évo­luer leurs pra­tiques et suivre le mou­ve­ment. Un pas sup­plé­men­taire vers l’agri­cul­ture bio­lo­gique qui gagne in­con­tes­ta­ble­ment du ter­rain dans le dé­par­te­ment, ré­pon­dant ain­si à la forte de­mande des consom­ma­teurs. Por­teur éco­no­mi­que­ment, ce sec­teur a en­core de beaux jours de­vant lui.

(Photo Hé­lène Dos San­tos)

À Pon­te­vès, le Do­maine de la Mer­ca­dine, membre du ré­seau DEPHY vi­ti­cole, a ac­cueilli ré­cem­ment des élèves du CFPPA d’Hyères.

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