Gens du voyage : la jeune femme con­dam­née, en mai­rie

Le maire a re­çu Sté­pha­nie Be­san­çon, la jeune sa­la­riée con­dam­née à payer 140 000 € pour les dé­gats oc­ca­sion­nés par les gens du voyage

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sainte-maxime - (1) C.G. 1. Une condam­na­tion in so­li­dum si­gni­fie que toutes les per­sonnes condam­nées le sont pour tous et qu’elles ne peuvent exi­ger de ne ré­gler que la quote-part leur re­ve­nant en réa­li­té.

Nous avons re­la­té il y a quelques jours dans nos co­lonnes l’his­toire de Sté­pha­nie Be­san­çon. Cette jeune femme avait été con­dam­née à payer 144243,67 € pour les dé­gâts cau­sés par les gens du voyage, lors de leur in­tru­sion sur la pe­louse du stade de foot­ball en juillet 2013 aux Bos­quette. Le seul tort de Sté­pha­nie, la pré­sence de son vé­hi­cule sur les lieux. Elle avait confié sa voi­ture à un man­da­taire - son an­cien com­pa­gnon - qui n’avait pas pris la pré­cau­tion de chan­ger le nom du pro­prié­taire. Pen­sant la si­tua­tion ré­glée de­puis, elle n’avait pas pour­sui­vi les dé­marches, jus­qu’à l’an­nonce, le 28 avril der­nier, de sa condam­na­tion à ré­gler in so­li­dum plus de 140000 € à la com­mune. Déses­pé­rée et avec un sa­laire de 1200 € par mois, Sté­pha­nie Be­san­çon a sol­li­ci­té un ren­dez-vous au­près du maire Vincent Mo­risse, qui l’a re­çue en fin de se­maine der­nière.

« Les fau­teurs se­ront les payeurs »

« Hé­las, même si l’ac­cueil a été très cha­leu­reux, la ren­contre a été in­fruc­tueuse »a com­men­té le père, JeanC­laude Be­san­çon : « Nous l’avons sol­li­ci­té pour une seule ques­tion. Si le ju­ge­ment se confir­mait à la cour d’ap­pel pro­chai­ne­ment, ac­cep­te­rait-il de mettre à l’ordre du jour du con­seil mu­ni­ci­pal l’op­por­tu­ni­té ou non de pour­suivre ma fille, qu’il consi­dère vic­time d’une in­jus­tice. Hé­las, il a re­fu­sé ». Une po­si­tion confir­mée par Vincent Mo­risse : « Il ne faut pas ou­blier que la vic­time, c’est la com­mune. Pour une fois que les gens pour­sui­vis sont condam­nés à payer et que ce n’est pas le contri­buable, on ne va pas se plaindre. Quand à la jeune fille et son père, je les crois tout à fait de bonne foi, mais c’est à eux de se dé­fendre. Il y a pro­ba­ble­ment eu quelques négligences. A mon sens, ils ont des choses à mettre en avant et à dé­fendre. Je les ai re­çu une heure et de­mi dans mon bu­reau et je leur ai don­né quelques conseils en ce sens. Je leur sou­haite une is­sue fa­vo­rable ». Quand à l’in­ter­ro­ga­tion de Jean-Claude Be­san­çon sur le peu de per­sonnes im­pli­quées (huit) alors qu’il y avait une qua­ran­taine de voi­tures et au­tant de ca­ra­vanes, le maire ré­pond : « Les agents qui ont pré­le­vé les plaques ont bien fait leur­tra­vail puis­qu’il y a eu condam­na­tion. Les fau­teurs se­ront les payeurs ».

(Photo C.G.)

En juillet , les ca­ra­vanes s’étaient ins­tal­lées sur la pe­louse du stade des Bos­quette flam­bant neuve.

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