« Je ne veux pas prendre ma re­traite »

Feuille­ton Ren­contre avec John McCook, alias Eric For­res­ter, le pa­triarche d’Amour, gloire et beau­té, sur France 2

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR CÉ­LINE FON­TA­NA

À72 ans, John McCook, Eric For­res­ter dans Amour, gloire et

beau­té, porte tou­jours beau. Cha­leu­reux, le teint hâ­lé, il se ré­jouis sait, en juin, au Fes­ti­val de té­lé­vi­sion de Monte-Car­lo, de la lon­gé­vi­té de son feuille­ton, dif­fu­sé sur France 2.

La sé­rie fê­te­ra ses 30 ans en 2017, c’est im­pres­sion­nant !

Je suis im­pres­sion­né aus­si, et très heu­reux, très fier. C’est une vé­ri­table bé­né­dic­tion. Les jeunes aiment avoir un tra­vail, ga­gner de l’ar­gent, mais ils re­gardent tou­jours plus loin. C’est une ques­tion d’âge. La sé­cu­ri­té m’im­porte. Ma vie pri­vée est très calme. J’ai une femme, des en­fants, des pe­tits-en­fants et je suis chez moi chaque soir pour le dî­ner!

Ja­mais las ?

De temps en temps. Je lis le script et je me de­mande qui a pu écrire une scène aus­si stu­pide…Et puis je me disque ce se­ra ter­mi­né dans une se­maine ! C’est mon tra­vail de rendre la si­tua­tion le plus réelle pos­sible.

Les scé­na­ristes ont fait mou­rir le per­son­nage de votre femme, Ste­pha­nie : n’avez­vous pas peur d’être le sui­vant?

Non, ce ne se­ra pas moi ! J’ai une plai­san­te­rie ré­cur­rente avec ma vé­ri­table épouse. La pro­duc­tion l’ap­pelle et dit : « Ve­nez le cher­cher, il est mort »… Elle se­rait obli­gée de ré­cu­pé­rer mon corps. Je ne veux pas prendre ma re­traite. Pour­quoi le fe­rais-je ?

Il y a une nou­velle gé­né­ra­tion d’ac­teurs dans la sé­rie, les conseillez­vous ?

Non, ils ne me de­mandent ja­mais­rien­sur­la­fa­çon­de­jouer, ils n’ en ont pas be­soin. Ce sont de bons ac­teurs, c’est pour ce­la qu’ils ont eu le job ! Par­fois, un nou­veau ve­nu s’étonne que per­sonne ne lui dise qu’il a fait du bon bou­lot. Je lui ex­plique qu’on ne le lui di­ra ja­mais. C’ est nor­mal, c’ est ce qu’on at­tend de nous : soit on tra­vaille bien, soit on est vi­ré. Par­fois en­core nous par­lons d’amour ou de po­li­tique par exemple, et, quand je vois quel­qu’un de mal­heu­reux, je m’en in­quiète. Mais je ne donne pas non plus de conseils sur la vie, ce n’ est pas mon genre.

Y a­t­il une sorte de com­pé­ti­tion entre co­mé­diens ?

Ce­la ar­rive, mais, si quel­qu’ un se conduit ain­si, on lui ex­plique qu’il n’en a pas be­soin. Je dis à la per­sonne : « Tu es beau, tues in­tel­li­gent, bon ac­teur, tu as du bou­lot, calme toi !».

John McCook : « Par­fois, je lis le script et je me de­mande qui a pu écrire une scène aus­si stu­pide… Et puis je me dis que ce se­ra ter­mi­né dans une se­maine ! ».

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