On connaît le cou­pable...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente -

Drôles de va­cances ! Va­cances d’un pou­voir im­puis­sant aus­si in­ca­pable de pro­té­ger les ci­toyens a prio­ri que de sanc­tion­ner les vrais res­pon­sables a pos­te­rio­ri. Alors qu’au­jourd’hui la jus­tice som­maire a été ren­due par les po­li­ciers de la BRI sur le par­vis de l’Église de Saint-Etienne-du-Rou­vray et que, de gauche à droite, tout le monde prend la pa­role, seul garde le si­lence le cou­pable ini­tial qui a re­mis en li­ber­té sous la tu­telle dé­ri­soire d’un bra­ce­let ju­di­ciaire un can­di­dat au meurtre ri­tuel. On ne le connaît pas par son iden­ti­té mais à tra­vers sa fonc­tion. Il a même si­gné – en dé­pit de l’ap­pel du Par­quet qui était cette fois un ap­pel au se­cours – l’acte sus­pen­dant la dé­ten­tion pro­vi­soire sans le­quel le pire n’au­rait pas pu avoir lieu. Pour­tant, les ser­vices du Ren­sei­gne­ment avaient plei­ne­ment rem­pli leur mis­sion en si­gna­lant la dan­ge­ro­si­té d’un jeune fa­na­ti­sé. Mais l’em­pê­cher d’al­ler se battre en Sy­rie a eu pour ef­fet de lui per­mettre de don­ner la mort dans son propre pays. Fe­ra-t-on un pro­cès à ce ma­gis­trat ou se­ra-t-il pré­ser­vé par la sé­pa­ra­tion des pou­voirs ? De­vra-t-il s’ex­pli­quer pu­bli­que­ment sur les rai­sons d’une man­sué­tude qui a ajou­té un mar­tyr à ceux de la chré­tien­té ? Ou bien se conten­te­ra-t-on d’un blâme ou d’un re­tard d’avan­ce­ment ? Au-de­là des fa­na­tismes, c’est notre jus­tice qui s’est em­pê­trée dans un État de Droit qui ne nous lais­se­ra un jour plus

que ce­lui de mou­rir as­sas­si­né.

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