Et le fort de­vint scène en …

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var - F. D.

Après avoir ac­quis le fort, la com­mune a dé­ci­dé, en , d’en faire, au mois d’août de chaque an­née, un ren­dez-vous théâ­tral. Il est vrai que le site im­pres­sionne et on se met vo­lon­tiers à la place d’un Bor­de­lais ou d’un Pa­ri­sien en va­cances qui dé­couvre. Toute la « Pro­vence carte pos­tale » est là : vieilles pierres, pa­no­ra­ma unique et pins par cen­taine tout au­tour. Le fort a été construit en  et se si­tue sur un épe­ron ro­cheux dans le mas­sif de la Colle noire of­frant une vue à double di­rec­tion : d’un cô­té la rade de Tou­lon et, de l’autre, la pres­qu’île de Giens. D’ailleurs, plu­tôt que de par­ler de fort, la Bayarde est plu­tôt une bat­te­rie cô­tière, ja­dis construite pour dé­fendre Tou­lon de ses as­saillants. S’il ouvre grand ses portes pour le fes­ti­val de théâtre, il de­meure fer­mé au pu­blic le reste du temps. À l’ex­cep­tion de cer­taines jour­nées du pa­tri­moine. D’où l’idée émise de l’ou­vrir pour d’autres évé­ne­ments. On se prend à rê­ver de ré­ci­tals de pia­no sur les hau­teurs de Car­quei­ranne. Ou, pour­quoi pas, de concerts de rock ? La vé­gé­ta­tion est telle, tout au­tour, que le bruit ne gê­ne­rait pas (trop) les voi­sins… Quelques (belles) mai­sons se pro­tègent du monde, près du che­min en terre qui mène à la Bayarde. Le site est pré­ser­vé et doit le res­ter. Le fort des Car­quei­ran­nais ne trouve pas d’équi­valent dans le dé­par­te­ment. Ce qui fait de lui un en­jeu cultu­rel ma­jeur. Sa ges­tion est d’ailleurs ré­gu­liè­re­ment source de dis­corde entre op­po­si­tion et ma­jo­ri­té à Car­quei­ranne.

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