La charte du parc élar­gi est va­li­dée

Il in­tègre dé­sor­mais les cinq com­munes si­gna­taires de la charte et ex­clut les six qui n’ont pas adhé­ré. Le pé­ri­mètre du parc est mul­ti­plié par sept et compte 99 000 ha­bi­tants. Des pro­jets sont dé­jà à l’étude

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - RE­CUEILLI PAR E.P. 1. Jour­nal Of­fi­ciel 0163 du 14/07/2016.

Le 1er juillet 2016, un ar­rê­té du pré­fet de la ré­gion Pro­vence-Al­pesCôte d’Azur a ac­té le nou­veau pé­ri­mètre du Parc na­tio­nal de Port-Cros(1), y in­té­grant les cinq com­munes si­gna­taires de la Charte de dé­ve­lop­pe­ment du Parc na­tio­nal de Port-Cros: Hyè­resles-Pal­miers, La Croix-Val­mer, La Garde, Le Pra­det et Ra­ma­tuelle. Rap­pe­lons que dé­but 2016, les onze com­munes lit­to­rales si­tuées dans l’aire po­ten­tielle d’adhé­sion du Parc na­tio­nal étaient ap­pe­lées à dé­li­bé­rer en conseil mu­ni­ci­pal pour se pro­non­cer pour ou contre leur en­trée dans ce pé­ri­mètre élar­gi. La Londe, Le La­van­dou, Bormes, Car­quei­ranne, Ca­va­laire et le Rayol-Ca­na­del ont vo­té contre.

« Ac­croître et dé­ve­lop­per la qua­li­té de vie »

L’oc­ca­sion pour la pré­si­dente du Parc na­tio­nal de Port-Cros, Isa­belle Mon­fort de rap­pe­ler que «La Charte ré­sulte d’un tra­vail col­la­bo­ra­tif entre le parc, les élus, les ser­vices de l’État et les ac­teurs so­cio-éco­no­miques lo­caux. Elle n’in­duit, tient-elle à ré­pé­ter, au­cune contrainte ré­gle­men­taire sup­plé­men­taire en aire d’adhé­sion. En la si­gnant, les com­munes ont sim­ple­ment té­moi­gné de leur vo­lon­té de se mo­bi­li­ser aux cô­tés du parc na­tio­nal, avec son ap­pui tech­nique et fi­nan­cier. » L’ob­jec­tif? «Conci­lier le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et tou­ris­tique avec la pré­ser­va­tion de la bio­di­ver­si­té des mi­lieux na­tu­rels ter­restres et ma­rins, de l’iden­ti­té cultu­relle et pa­tri­mo­niale du ter­ri­toire soit in fine, de pré­ser­ver et ac­croître la qua­li­té de vie des ha­bi­tants ac­tuels et fu­turs des îles et du lit­to­ral.» Il n’y a là que des avan­tages, com­ment ex­pli­quer dès lors le re­fus de six com­munes ? « Parce qu’ils sont convain­cus que c’est une contrainte com­plé­men­taire, parce qu’il y a des so­li­da­ri­tés po­li­tiques et parce qu’il y a une mé­fiance en­vers l’État. Pas contre le Parc, puisque l’on nous dit que l’équipe a le sou­tien des com­munes, leur confiance, mais qu’elle peut chan­ger de­main. Il y a en­fin un ras-le-bol des contraintes liées à l’en­vi­ron­ne­ment et une confu­sion avec le dé­cret plage. Alors que c’est, au contraire, avec le Parc que les com­munes sont plus fortes. Ils craignent de ne plus pou­voir construire alors que l’ac­com­pa­gne­ment du parc dans le mon­tage de pro­jets consti­tue­ra un ap­pui es­sen­tiel au­près des ad­mi­nis­tra­tions. »

Le pre­mier plan trien­nal d’ac­tions

Le Parc na­tio­nal s’étend donc dé­sor­mais sur 11191 hec­tares mul­ti­pliant ain­si par près de sept fois sa sur­face ter­restre. Jus­qu’ici, seuls 350 ha­bi­tants per­ma­nents étaient dé­nom­brés sur les îles coeurs du parc na­tio­nal (Port-Cros et Por­que­rolles). Il ac­cueille à pré­sent près de 99000 ha­bi­tants soit près de trois cent fois plus. Et main­te­nant ? «Le parc na­tio­nal va dé­sor­mais tra­vailler à l’éla­bo­ra­tion du pre­mier pro­gramme trien­nal d’ac­tions avec les com­munes et le Conseil éco­no­mique so­cial et cultu­rel, pour­suit la pré­si­dente. Les équipes ont dé­jà ren­con­tré les com­munes pour iden­ti­fier les pro­jets sur les­quels elles sou­hai­taient l’in­ves­tis­se­ment du parc.» Quels types de pro­jets? « Ils concernent aus­si bien l’agri­cul­ture, l’ur­ba­nisme, la ges­tion d’es­paces na­tu­rels, les trans­ports… Il est ques­tion aus­si de ges­tion de mouillages, de ré­flexion sur la ca­pa­ci­té d’ac­cueil des îles ou en­core la ré­flexion sur les plans pay­sages. Beau­coup d’autres ren­contres se­ront pro­gram­mées afin de pré­ci­ser et mettre en place les ac­tions re­te­nues pour les trois pro­chaines an­nées.»

Des pro­jets pour la pêche fi­nan­cés

En pa­ral­lèle, dixit Isa­belle Mon­fort, la re­cherche du sub­ven­tion­ne­ment des pro­jets « conti­nue de por­ter ses fruits ». Concrè­te­ment ? «D’ores et dé­jà, les ac­tions en fa­veur de la pêche se­ront fi­nan­cées (1,25M€). Le pré­sident de la Ré­gion a en ef­fet in­di­qué, lors de sa vi­site au parc na­tio­nal en juin, que le pro­jet FEAMP (fonds eu­ro­péen pour les af­faires ma­ri­times et la pêche) a été re­te­nu. Concer­nant la pêche, les pro­jets à l’étude portent, entre autres, sur l’amé­lio­ra­tion des condi­tions de dé­bar­que­ment du pois­son, la dé­fense et le dé­ve­lop­pe­ment de la pêche ar­ti­sa­nale, la pré­ser­va­tion de la res­source, le sou­tien au pes­ca­tou­risme ou en­core la com­mu­ni­ca­tion sur la pêche de loi­sirs.

(In­fo­gra­phie Parc na­tio­nal de Port-Cros)

Le nou­veau pé­ri­mètre du Parc na­tio­nal de Port-Cros avec les cinq com­munes qui ont adhé­ré à la charte et dont la po­pu­la­tion et la sur­face viennent com­plé­ter le ter­ri­toire du Parc. Une sur­face évi­dem­ment mor­ce­lée, on le voit, mais qui, pour les res­pon­sables, du parc n’est pas un obs­tacle au dé­ve­lop­pe­ment de pro­jets en fa­veur des com­munes adhé­rentes.

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