La ré­ponse des Nuits clas­siques à la vio­lence

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Golfe De Saint-tropez - F. BA.

C’est un hon­neur et un plai­sir pour nous d’ac­cueillir dans ce vil­lage de paix le grand or­chestre phil­har­mo­nique de Nice, pour cette deuxième soi­rée des Nuits clas­siques », a dit la pré­si­dente du Fes­ti­val, Jac­que­line Fran­jou, avant de de­man­der au pu­blic de se le­ver et de sou­li­gner la pré­sence du cu­ré de Ra­ma­tuelle et de Mi­chel Bou­je­nah par­mi les spec­ta­teurs. Puis ce fut au tour du di­rec­teur ar­tis­tique et chef d’or­chestre Laurent Pe­tit­gi­rard de dé­cla­rer que les mu­si­ciens ne pou­vaient ré­pondre à la vio­lence que par la mu­sique et d’of­frir, en hom­mage aux vic­times de l’at­ten­tat de Nice, le très émou­vant 2e mou­ve­ment de la 7e sym­pho­nie de Bee­tho­ven, por­teur « de lu­mière et d’es­poir ». Dans un mo­ment de grâce, le chant d’un oi­seau sur­pris a cou­vert le dé­but du mor­ceau. L’or­chestre a en­suite re­pris le cours pré­vu du pro­gramme avec l’ou­ver­ture de la Flûte En­chan­tée de Mo­zart, le concer­to pour vio­lon et or­chestre en mi mi­neur de Men­dels­sohn, ma­gis­tra­le­ment in­ter­pré­té par le so­liste Au­gus­tin Du­may. Après l’en­tracte, la sym­pho­nie n° 2 de Schu­mann a clos le con­cert. «Après Schu­mann, il n’y a plus rien à dire», a conclu Laurent Pe­tit­gi­rard, très re­con­nais­sant à l’or­chestre d’avoir don­né le meilleur de lui-même.

Le chef d’or­chestre Laurent Pe­tit­gi­rard et le vio­lo­niste so­liste de re­nom­mée in­ter­na­tio­nale Au­gus­tin Du­may, sous les ap­plau­dis­se­ments du pu­blic du théâtre de ver­dure.

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