Les sur­len­de­mains...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Ces jours-ci, en haut lieu, on s’est beau­coup sou­cié de faire ri­mer di­gni­té avec atro­ci­té. Pas fa­cile. La di­gni­té est une am­bi­tion de di­gni­taire. Moins un ré­flexe d’homme de la rue plus por­té à sau­ver sa pe­tite fa­mille que les ap­pa­rences. En fait, rien n’in­dis­pose d’avan­tage un gou­ver­nant que de cri­ti­quer sa fa­çon de gou­ver­ner. En af­fir­mant qu’il n’a pas suf­fi­sam­ment pré­vu de forces de l’ordre là où se sont pro­duits les pires désordres. En ac­cu­sant la jus­tice de re­lâ­cher les cri­mi­nels po­ten­tiels lorsque la po­lice les a ar­rê­tés. L’autre pré­oc­cu­pa­tion, au sur­len­de­main d’at­ten­tats ayant cau­sé des di­zaines de morts est de sa­voir quand et com­ment on re­noue­ra avec la vie. À cet égard, la pé­riode des va­cances trop fes­tive et par­fois dé­bri­dée, n’est pas la meilleure. Reste le cas par­ti­cu­lier azu­réen des feux d’ar­ti­fice. Leur usage re­monte à l’An­ti­qui­té et leur mau­vaise ré­pu­ta­tion à ce der­nier -Juillet. Certes, ils offrent la cible des plus gros ras­sem­ble­ments po­pu­laires. Mais aus­si un spec­tacle pour tous les âges et pour toutes les na­tio­na­li­tés. La so­lu­tion consiste-t-elle, comme on l’a fait au Champ-de-Mars et sur les Champs-Ely­sées, à pré­voir au­tant de po­li­ciers qu’on peut ac­cueillir d’as­sis­tants ? Voire de ré­ser­ver tous les spec­tacles pu­blics à des po­li­ciers. En conseillant aux autres ci­toyens de re­gar­der une té­lé n’ayant ja­mais pro­vo­qué que quelques

ma­laises consé­cu­tifs à l’en­nui.

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