Chan­tal Goya de re­tour en terre ra­ma­tuel­loise

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - LAURENT AMALRIC

Àsoixante-qua­torze ans, elle est une pu­bli­ci­té vi­vante pour un élixir de jeu­nesse à in­ven­ter. On la re­trouve d’ailleurs en ve­dette de la Nuit des Pu­bli­vores dont elle est la fi­dèle mar­raine de­puis une quin­zaine d’an­nées. Une étape ra­ma­tuel­loise qui per­met à une Chan­tal Goya (voir son hom­mage lié à l’at­ten­tat ni­çois dans nos édi­tions de sa­me­di) très vo­lu­bile d’al­ler sa­luer sa soeur Ma­rie-Jo­sée en vil­lé­gia­ture tout près.

À quand re­monte cet at­ta­che­ment à la pres­qu’île? Nous sommes ve­nus ici en ,  et connu beau­coup de monde grâce à mon cher Jean-Claude Bria­ly. Quand j’ai en­re­gis­tré mes pre­miers al­bums à Pa­ris, il pleu­vait et j’avais la voix en­rouée. Alors on est al­lé chez des amis au Val pour cher­cher le so­leil. De là, nous avons dé­cou­vert le stu­dio Mi­ra­val de Jacques Lous­sier à Cor­rens. Et c’est comme ça que j’ai fait tous mes al­bums là­bas dans les an­nées quatre-vingt. Avant l’ar­ri­vée de Brad Pitt et An­ge­li­na. Nous avons aus­si eu une mai­son à Aups...

Qu’est de­ve­nue cette mai­son? C’était une vieille ferme res­tau­rée. Très belle. Nous l’avons ven­du en . Nous la re­gret­tons main­te­nant. En fait nous n’avons plus du tout de mai­son qui nous ap­par­tient. Ça per­met de dé­cou­vrir de nou­veaux en­droits!

Le monde de Ma­rie-Rose, est-ce un monde pa­ral­lèle pour vous? Non, c’est un monde qui re­pré­sente un per­son­nage in­ven­té avec Jean-Jacques. Dans la vie de tous les jours mal­heu­reu­se­ment je ne peux pas faire Ma­rie-Rose mais dans mes spec­tacles je suis de­dans à  %. Et c’est dingue de consta­ter qu’elle a trans­por­té trois gé­né­ra­tions!

Les jeu­nettes comme Dou­ch­ka qui ont ten­té de vous pi­quer la place s’y sont cas­sé les dents! Le se­cret c’est Jean-Jacques De­bout, pa­ro­lier, com­po­si­teur et met­teur en scène avec qui j’ai tou­jours été en os­mose. Quel ef­fet d’être une icône gay? Ça m’a fait rire! Je sa­vais qu’ayant ven­du  mil­lions de disques, pas mal traî­naient dans les gre­niers... Mais quand j’ai vu tout ce pu­blic qui re­trou­vait celle qu’il ai­mait en­fant, je n’en re­ve­nais pas. Quel hon­neur !

Des amis dans le mé­tier en ? À part Alain Sou­chon et Laurent Voul­zy ce n’est plus comme avant. Au temps des nu­mé­ro  des Char­pen­tier. Même si les nou­veaux me serrent dans les bras et me re­mer­cient pour avoir ber­cé leur en­fance. Après Le Jeu de la Vé­ri­té j’ai pu comp­ter mes vrais amis. Yves Mou­rou­si par exemple...

Un sou­ve­nir de BB croi­sée dans mas­cu­lin-Fé­mi­nin ? Bien sûr! J’ai été chez elle à mes dé­buts avec mes spec­tacles pour les en­fants. Elle m’avait dit, ma pauvre Chan­tal ça va être dur pour toi parce qu’on va t’ado­rer au­tant qu’on va te cri­ti­quer. C’est vrai, cer­tains n’ont ja­mais com­pris comment je suis pas­sé de Go­dard à Bé­cas­sine (rire). Mais peu im­porte, j’ai les épaules so­lides!

Donc pas prête de vous ar­rê­ter? Oh non! J’ai une tour­née à la ren­trée et dans deux ans, je re­viens avec mon pre­mier spec­tacle Le Sou­lier qui vole! Je cherche aus­si à faire une ex­po­si­tion avec tous les sou­ve­nirs de ma car­rière, cos­tumes, dé­cors, per­son­nages, etc. que j’ai­me­rais voir dé­bu­ter dans le sud!

(Pho­to Philippe Ar­nas­san)

Chan­tal do­mine le vil­lage ra­ma­tuel­lois dont elle fut une ha­bi­tuée dans les an­nées -.

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