A la plage, août c’est la co­hue

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Dossier Du Dimanche -

Ef­fet de masse. Pour les pla­gistes du dé­par­te­ment, le mois d’août et ses va­can­ciers sont sy­no­nymes d’af­flux, ten­du… «C’est les congés payés, on ne va pas s’en plaindre… », af­firme-t-on pour­tant, phi­lo­sophe... Mais dès ce week-end de chas­sé­croi­sé, l’ef­fet de masse, la co­hue, est à l’épreuve même sur le sable. La Ga­li­nette, plage Saint-Clair, au La­van­dou. Lau­rence Gas­si­ni et son équipe - dont Mi­mi, son com­pa­gnon peuvent en té­moi­gner. Ici, on se pré­pare de­puis le mois d’avril à la sai­son es­ti­vale. «Dès que l’on a l’au­to­ri­sa­tion de mon­ter l’éta­blis­se­ment (1), il nous faut au moins trois se­maines de mise en place, ex­plique Lau­rence, qui s’ap­puie sur une bande de fi­dèles em­ployés pour faire tour­ner la mai­son. Cette sai­son, la date avait été fixée le 1er avril...» Du coup, la Ga­li­nette tourne 7 jours sur 7, de 8 h 30 à 19 heures, de­puis le mois de mai. Fi­dèle, c’est aus­si le terme qui convient pour une bonne par­tie de la clien­tèle. Lo­cale et étran­gère, des Belges no­tam­ment. Les sai­sons se suivent de­puis 2005 pour Lau­rence Gas­si­ni à La Ga­li­nette. Sur cette bande de sable, «cer­tains viennent de­puis plu­sieurs gé­né­ra­tions », ajoute Lau­rence qui prend Ré­mi, son maître-na­geur à té­moin. Au­tre­fois, il ve­nait avec ses pa­rents, ses grands-pa­rents... Tou­jours le même em­pla­ce­ment. «C’est tou­jours le cas au­jourd’hui lors­qu’il vient seul...» Lau­rence sou­rit. Elle ne le di­ra pas, mais août est, sans doute pour les pla­gistes, le mois le plus stres­sant. Beau­coup plus de monde, il faut souvent jon­gler avec les de­mandes... Alors, on abeau« faire par­tie de leurs va­cances », vendre le so­leil, la mer et la bonne hu­meur, sur des pe­tits maux, la carte pos­tale peut se fis­su­rer... Sur­tout que, plus que la peur d’un at­ten­tat, «c’est la baisse du pou­voir d’achat qui est mise à rude épreuve...», pour­suit Lau­rence. Et puis, « l’aoû­tien a be­soin de tout ré­ser­ver à l’avance, pour être sûr de trou­ver de la place pour dé­jeu­ner, de dis­po­ser d’un ma­te­las de plage s’il le sou­haite… », constate en­core la jeune femme. Un exemple : « Par­fois, vous êtes obli­gés de re­fu­ser du monde à dé­jeu­ner. car au-de­là de notre ca­pa­ci­té d’ac­cueil (80 places as­sises, deux ser­vices), nos ca­pa­ci­tés de sto­ckage des ali­ments sont li­mi­tées...» Des condi­tions qui im­posent par­fois à l’éta­blis­se­ment de re­fu­ser du monde. Par plu­sieurs as­pects, août est dé­fi­ni­ti­ve­ment plus com­pli­qué... Mais ici, qu’on se le dise : on va réus­sir à gé­rer !

1. Plage Saint-Clair, les lots de plage sont en­tiè­re­ment dé­mon­tables.

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