La face ca­chée de Bo­wie s’ex­pose chez So­the­by’s

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Art Et Enchères - T.M.

 0 jan­vier 2016. Une date noire dans l’His­toire de la mu­sique. A 69 ans, Da­vid Bo­wie s’éteint à Man­hat­tan et plonge des mil­lions de fans dans le deuil. Si­tôt la nou­velle ré­pan­due sur les ondes, les hom­mages pleuvent à l’égard du dan­dy trans­genre, l’idole pop et icône du glam rock. Un artiste plu­ri­forme éga­le­ment peintre et, chose plus mé­con­nue, grand col­lec­tion­neur. « Tout à fait sé­rieu­se­ment, l’art est la seule chose que j’ai tou­jours vou­lu pos­sé­der. Il a tou­jours consti­tué, pour moi, une source d’ins­pi­ra­tion in­épui­sable. Je m’en sers. Il peut chan­ger mon état d’es­prit quand je me lève le ma­tin. La même oeuvre peut m’in­fluen­cer de dif­fé­rentes ma­nières, se­lon la si­tua­tion dans la­quelle je me trouve», confiait ain­si Bo­wie au New York Times, en 1998.

Oeuvres ma­gis­trales et in­times

Dé­voi­lée au pu­blic de­puis le 20 juillet – jus­qu’au 9 août – à Londres, la col­lec­tion pri­vée du gé­nie mu­si­cal en­ta­me­ra en­suite une tour­née mon­diale avant de re­bon­dir sous le mar­teau de So­the­by’s les 10 et 11 no­vembre pro­chains à Londres. Au ca­ta­logue, des «pein­tures ma­gis­trales si­gnées des grands maîtres du XXe siècle, tels que Bas­quiat, Hirst et Auer­bach. Et des pièces ma­jeures du de­si­gn du XXe siècle, in­cluant la pla­tine tour­ne­disque de Da­vid Bo­wie», pré­cise d’ores et dé­jà la mai­son de ventes an­glo­saxone. Des lots à faire fré­mir les fans de la pre­mière heure comme les plus grands col­lec­tion­neurs du monde.

« Col­lec­tion qu’il ai­mait par­ta­ger »

In­ti­tu­lée «Bo­wie/Col­lec­tor», cette va­ca­tion de lé­gende re­grou­pe­ra une sé­lec­tion d’en­vi­ron 400 oeuvres ré­par­ties en trois ventes. «Le coeur de la col­lec­tion se­ra dé­dié à l’art bri­tan­nique mo­derne et contem­po­rain soit plus de 200 oeuvres, exé­cu­tées par les ar­tistes les plus im­por­tants du XXe siècle, no­tam­ment Hen­ry Moore, Gra­ham Su­ther­land, Frank Auer­bach et Da­mien Hirst. Sa cu­rio­si­té l’a aus­si orien­té vers l’art brut, le Sur­réa­lisme, l’art afri­cain contem­po­rain ain­si que des plus grandes fi­gures du de­si­gn du XXe siècle comme l’ex­cen­trique Ita­lien Et­tore Sott­sass et le groupe de Mem­phis», pré­cise So­the­by’s. Un porte-pa­role de cette suc­ces­sion jus­ti­fiant le geste des ayants droit. « La col­lec­tion de Da­vid illustre son goût per­son­nel et sa pas­sion. Il a tou­jours en­cou­ra­gé et sou­te­nu les prêts d’oeuvres pro­ve­nant de sa col­lec­tion qu’il ai­mait par­ta­ger avec le pu­blic. Si sa fa­mille a conser­vé des pièces si­gni­fi­ca­tives, il est main­te­nant temps d’of­frir à d’autres l’oc­ca­sion d’ap­pré­cier – et d’ac­qué­rir – les oeuvres d’art et les ob­jets qu’il ad­mi­rait tant.»

(©So­the­by’s)

Ex­po­sée de­puis le  août à Londres, cette col­lec­tion pri­vée tour­ne­ra dans le monde en­tier.

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