Au fil des com­pa­ru­tions im­mé­diates de­vant les juges

Hier, de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, les ma­gis­trats ont eu à en­tendre trois af­faires de vols. Deux hommes ont été condamnés et une jeune ma­jeure a été pla­cée sous contrôle ju­di­ciaire

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Toulon - P. P.

Sur les sept af­faires pré­sen­tées hier en com­pa­ru­tion im­mé­diate – pro­cé­dure d’ur­gence de ju­ge­ment – de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, trois dos­siers concer­naient des vols. Deux hommes ont été condamnés et écroué ; une jeune fille fe­ra l’ob­jet d’un contrôle ju­di­ciaire jus­qu’à son ren­voi de­vant la ju­ri­dic­tion tou­lon­naise en fin de mois. Pre­mier mis en cause : Marius D., un Rou­main de 50 ans, pour­sui­vi pour avoir dé­ro­bé, le 5 oc­tobre, un té­lé­phone mo­bile d’une va­leur de 149 € au centre com­mer­cial Cen­tr’Azur à Hyères.

Té­lé­phone vo­lé pour ap­pe­ler Pôle Em­ploi

L’homme qui se dit SDF a in­di­qué avoir com­mis ce lar­cin par be­soin. « Je n’avais pas de té­lé­phone pour ap­pe­ler Pôle Em­ploi », a-t-il ten­té à la barre. À son en­contre, M. Cha­fai, le re­pré­sen­tant du par­quet, a re­quis un an d’em­pri­son­ne­ment. « Son ca­sier ju­di­ciaire porte men­tion de quinze condam­na­tions, dont neuf pour vols ». En dé­fense, Me Lam­bert a évo­qué la « mi­sère so­ciale d’un homme ar­ri­vé en France,cer­tain de trou­ver l’El­do­ra­do et qui ne par­vient pas à s’en sor­tir. Un homme qui, lors d’une pré­cé­dente dé­ten­tion, a dé­cro­ché un CAP cui­sine, mais, à son âge, il est dif­fi­cile de trou­ver un em­ploi ». Le tri­bu­nal a pro­non­cé six mois de pri­son avec main­tien en dé­ten­tion.

Cam­brio­leur de snacks

Le deuxième pré­ve­nu a com­mis, quant à lui, deux cam­brio­lages en pé­né­trant, en sep­tembre et en oc­tobre 2016, dans deux snacks du centre-ville de Tou­lon. Il avait pu sub­ti­li­ser la re­cette d’un des éta­blis­se­ments (550 €), ain­si que des can­nettes, et 50 € dans l’autre point de res­tau­ra­tion. À la barre, l’in­di­vi­du a in­di­qué « ne pas s’en sou­ve­nir ». C’est une em­preinte pré­le­vée sur les lieux qui avait per­mis de l’iden­ti­fier.

 dé­ro­bés à un mi­neur étran­ger

Le troi­sième cas est plus éton­nant. Une jeune ma­jeure de 18 ans a été pla­cée en garde à vue et pré­sen­tée de­vant les ma­gis­trats pour le vol de bi­joux, d’un por­table et de 800 € au pré­ju­dice d’un mi­neur étran­ger pla­cé sous la res­pon­sa­bi­li­té de l’Aide so­ciale à l’En­fance. Ce der­nier au­rait dé­cla­ré avoir été agres­sé par cinq gar­çons, une fille se sai­sis­sant en­suite de ses bi­joux et de l’ar­gent. Une ver­sion to­ta­le­ment contes­tée par la jeune fille. En l’ab­sence de la vic­time, l’af­faire a été ren­voyée au 21 oc­tobre. Lors de ses ré­qui­si­tions pour se pro­non­cer sur la re­mise en li­ber­té ou pas de la pré­ve­nue, M. Cha­fai a émis des doutes. « La vic­time a in­vi­té, après les faits, celle qu’il dé­signe comme l’au­teur de vols, ce qui est pour le moins cu­rieux. Nous n’avons pas de vi­déo­sur­veillance ex­ploi­table et l’au­di­tion d’une autre jeune femme pré­sente au mo­ment des faits n’a pas eu lieu. » Il a sol­li­ci­té la re­mise en li­ber­té sous contrôle ju­di­ciaire. Une me­sure qui a été pro­non­cée par le tri­bu­nal.

(Photo L. B.)

Trois af­faires concer­nant des vols ont été pré­sen­tées hier de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.