M.- E. Lan­sade de­mande une pro­tec­tion

Au len­de­main de la ré­vé­la­tion de me­naces ayant pe­sé sur sa per­sonne, l’élu Marc-Etienne Lan­sade a fait une de­mande of­fi­cielle afin d’être pro­té­gé...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - N. SA. AVEC D. Z.

Il a chan­gé d’avis. Mar­di ma­tin, après une nuit dif­fi­cile, il n’en­vi­sa­geait pas de ré­cla­mer une quel­conque pro­tec­tion. En tout cas, Marc-Etienne Lan­sade, maire FN de Co­go­lin, at­ten­dait que cette pro­po­si­tion vienne du som­met de l’Etat, di­rec­te­ment de­puis le mi­nis­tère de l’In­té­rieur. « J’étais peut-être trop se­rein, c’est un peu re­tom­bé », re­con­nais­sait-il ce mer­cre­di. D’où sa pre­mière dé­cla­ra­tion à chaud. Après deux nuits « d’in­cré­du­li­té » ,la prise de conscience l’a rat­tra­pé. « Je n’avais pas jau­gé tout de suite la gra­vi­té de la si­tua­tion. Bien évi­dem­ment, il me faut une pro­tec­tion. Tout le monde me le dit. Je n’ai pas été ci­té. J’ai été ci­blé ».

Re­quête au­près de l’In­té­rieur

Par cour­rier ex­pé­dié hier à Pa­ris, le maire de Co­go­lin a donc of­fi­ciel­le­ment de­man­dé au mi­nistre de l’In­té­rieur, Ber­nard Ca­ze­neuve, de bé­né­fi­cier d’une pro­tec­tion po­li­cière. Son ca­bi­net ar­gu­mente: «Le maire es­time en ef­fet que, si Sa­rah Her­vouet semble hors d’état de nuire, sa mis­sion reste en sus­pens.» Et de pré­ci­ser: «La mis­sion as­si­gnée, pour la­quelle elle a été dé­si­gnée, mais qu’elle ne se se­rait pas sen­tie ca­pable de réa­li­ser per­dure, elle ». «On ne peut pas faire comme si le dan­ger était écar­té, com­mente en­core son di­rec­teur de ca­bi­net. Il l’est peut-être. Mais il ne l’est peut-être pas ! En­fin, lorsque l’on sait que de très nom­breuses per­sonnes bé­né­fi­cient de pro­tec­tion sur le ter­ri­toire na­tio­nal sans me­nace de dan­ger per­son­nel et im­mi­nent, on nàe voit pas pour­quoi le maire de Co­go­lin ne pour­rait pas bé­né­fi­cier lui aus­si de cette me­sure, dans la si­tua­tion ac­tuelle. C’est le sens de son cour­rier adres­sé au mi­nistre de l’In­té­rieur et du­quel il at­tend une ré­ponse ra­pide et fa­vo­rable.»

« Je ne chan­ge­rai rien »

Hier soir, il n’avait pas en­core re­çu de ré­ponse à sa re­quête. Une chose est sûre, « je ne met­trai pas à ma dis­po­si­tion des forces de l’ordre co­go­li­noise, as­sure le pre­mier ma­gis­trat. Je ne vais pas désha­biller la sé­cu­ri­té des Co­go­li­nois. C’est pour­quoi je de­mande une pro­tec­tion ». Cette alerte chan­ge­ra-t-elle quelque chose à sa ma­nière de faire au quo­ti­dien ? Il ne semble pas dis­po­sé à le faire. « Je ne chan­ge­rais ab­so­lu­ment rien. Je re­fuse ». Cette af­faire le pousse ce­pen­dant à faire une autre re­quête au­près du re­pré­sen­tant de l’Etat dans le Var. « Je vais ré­écrire au pré­fet. Je suis scan­da­li­sé d’avoir dû ap­prendre par la presse que j’avais été une cible du ter­ro­risme. »

(Pho­to N. S.)

Le maire Marc-Etienne Lan­sade, après deux jours de re­cul, a pris conscience qu’il avait be­soin d’une pro­tec­tion spé­ciale.

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