Pas de pro­tec­tion rap­pro­chée pour M.-E. Lan­sade

Le maire Marc-Etienne Lan­sade n’a pas ob­te­nu une pro­tec­tion per­son­nelle suite aux ré­centes ré­vé­la­tions sur la jeune ra­di­ca­li­sée Sa­rah Her­vouet

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - N. SA.

Twee­té par Ma­rine Le Pen. Et re­teew­té par Marc-Etienne Lan­sade. En moins de 140 signes : pas de garde rap­pro­chée pour le maire de Co­go­lin. Contac­té, par té­lé­phone, ce­lui-ci confirme : « j’ai re­çu un cour­rier de notre mi­nistre de l’In­té­rieur [Ndlr : en date du lun­di 17 oc­tobre], Ber­nard Ca­ze­neuve, qui m’ex­plique que j’avais été in­for­mé des choses, des risques », dé­nonce MarcE­tienne Lan­sade.

La vé­ri­té se­lon le mi­nistre Ca­ze­neuve

Sans évo­quer ex­pli­ci­te­ment de garde rap­pro­chée, le mi­nistre re­vient d’abord, dans cette mis­sive, sur le dé­rou­le­ment des faits et « sou­haite ré­ta­blir la vé­ri­té : Par cour­riers en date des 11 et 12 oc­tobre, vous m’in­di­quez ‘avoir été in­for­mé par voie de presse que vous consti­tuez pour les ter­ro­ristes sa­la­fistes une cible iden­ti­fiée et pro­gram­mée’’. Dès le 23 sep­tembre 2016, sou­ligne Ber­nard Ca­ze­neuve, vous avez été en­ten­du par des fonc­tion­naires de po­lice dans le cadre de l’en­quête sur un at­ten­tat dé­joué im­pli­quant Mme Her­vouet. Au cours de cette au­di­tion, les en­quê­teurs vous ont in­di­qué que Mme Her­vouet avait dé­cla­ré qu’elle avait été in­ci­tée à com­mettre une agres­sion contre le maire de Co­go­lin, mais qu’elle avait re­non­cé à son pro­jet. [...] De­puis le 23 sep­tembre, vous étiez donc in­for­mé de la na­ture de la me­nace vous concer­nant ». Un com­men­taire que le maire de Co­go­lin ré­fute. « C’est to­ta­le­ment faux. Ceux qui m’ont in­ter­ro­gé m’ont dit que mon nom avait été ci­té dans un dos­sier. Entre ça et le fait d’être ci­blé, ce n’est pas la même conno­ta­tion ». Qui croire... Le pre­mier ma­gis­trat tient éga­le­ment à rap­pe­ler que c’est lui qui « a prévenu les ren­sei­gne­ments de la pré­sence de Sa­rah en mai­rie de Co­go­lin, le lun­di 5 sep­tembre afin de par­ti­ci­per à l’ana­lyse de l’en­quête ».

Pro­po­si­tions du Mi­nis­tère...

Dans ce cour­rier, le mi­nistre Ber­nard Ca­ze­neuve as­sure que la sé­cu­ri­té des élus in­cite les ser­vices à « la plus grande vi­gi­lance ». Il in­dique, par ailleurs, «en lien avec le pré­fet du Var, j’ai de­man­dé à la gen­dar­me­rie d’ac­cen­tuer les pa­trouilles dy­na­miques au sein de votre com­mune, en par­ti­cu­lièr pour les évé­ne­ments pu­blics aux­quels vous se­rez ame­né à par­ti­ci­per pro­chai­ne­ment ». « Je vous pro­pose éga­le­ment qu’un ré­fé­rent sû­re­té de la gen­dar­me­rie se rende en mai­rie et si vous le sou­hai­tez à votre do­mi­cile afin d’ef­fec­tuer un diag­nos­tic de sû­re­té et d’iden­ti­fier les éven­tuelles me­sures à mettre en place ». Des pro­tec­tion in­suf­fi­santes pour l’élu co­go­li­nois. À qui as­sure-t-on une sé­cu­ri­té ? se de­mande-t-il... « On me de­mande de por­ter plainte si je re­çois des propos me­na­çants. Pour moi, ça ne suf­fit pas. Je n’ai pas une vo­ca­tion de mar­tyr. J’ai mis le dos­sier entre les mains de mes avo­cats. »

(Photo N. S

Marc-Etienne Lan­sade n’a pas ob­te­nu la pro­tec­tion qu’il avait de­man­dé suite aux ré­vé­la­tions sur la jeune ra­di­ca­li­sée, Sa­rah Her­vouet.

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