« Je suis d’ici, c’est ma ville... »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - FAB.P. FA­BIEN

Vous êtes de re­tour à Mos­cou... Je suis très content, je ne m’en cache pas. Je suis né à Mos­cou, je suis d’ici, c’est ma ville. Mon père était un grand sup­por­ter du CSKA et moi aus­si j’étais un fan. Ce se­ra un grand match. C’est donc for­cé­ment une grande fier­té d’al­ler jouer là-bas. Ils inau­gurent leur tout nou­veau stade.

Vous y re­tour­nez sou­vent ? Pas aus­si sou­vent que je le vou­drais. Mon tra­vail ne me per­met pas d’y re­tour­ner. Mais quand je peux, c’est à chaque fois avec plai­sir.

Vous avez gran­di là-bas ? Oui, mais aus­si un peu à Pa­ris et Londres (sou­rire).

Com­ment dé­fi­nir cette ville ? Mos­cou est une grande ville eu­ro­péenne qui ne dort ja­mais. Tou­jours en mou­ve­ment. On peut trou­ver de tout à Mos­cou. Tout ce que vous pou­vez ima­gi­ner, vous pou­vez l’avoir là-bas. Théâtre, mu­sées, con­certs, res­tau­rants, cette den­si­té, on ne peut l’avoir que dans une grande ville comme Mos­cou. En Rus­sie, il y a peu d’autres en­droits qui ras­semblent tout ça. Après, il y a aus­si beau­coup de bou­chons, et la mé­téo n’est pas tou­jours très bonne. C’est le cô­té un peu moins at­trac­tif. Les en­droits qui vous tiennent àcoeur? Bien évi­dem­ment, la place Rouge, c’est in­con­tour­nable. Il y a aus­si l’Uni­ver­si­té de Mos­cou si­tuée sur une col­line de­puis la­quelle on peut contem­pler la ville. Une très jo­lie vue. À cô­té, il y a une église vi­si­tée par Na­po­léon lors de sa cam­pagne de . Sans ou­blier le vieux Mos­cou, dans le quar­tier d’Ar­bat avec ses rues ty­piques.

Une spé­cia­li­té cu­li­naire ? Bortsch (po­tage) et Boeuf Stro­ga­nov, bien en­ten­du.

Pour la bois­son, pas be­soin de vous de­man­der... Vod­ka bien sûr. C’est la pé­riode, il com­mence à faire frais en oc­tobre. En hi­ver, il n’y a rien de mieux pour se ré­chauf­fer. Mais pas que. Ça se ma­rie plu­tôt bien avec la cui­sine russe. Je n’ima­gine pas boire une Vod­ka avec un loup de mer grillé. La Rus­sie, c’est pour bi­bi. Nous sommes deux à suivre l’AS Mo­na­co : Ma­thieu Faure et moi. Le ti­rage des poules de Ligue des cham­pions est tou­jours un mo­ment par­ti­cu­lier dans une ré­dac­tion. L’ins­tant où l’on connaît les ad­ver­saires de l’AS Mo­na­co. Der­rière se cachent pour nous, un nou­veau stade, une ville et un pays. S’en suit une pé­riode de né­go­cia­tions plus ou moins longue pour sa­voir qui va où. Ja­mais d’ac­croc. Mat’ aime Londres, je connais­sais dé­jà Le­ver­ku­sen (bon cou­rage à lui) et l’exo­tisme russe me plaît par­ti­cu­liè­re­ment. Comme l’im­pres­sion de plon­ger dans un ro­man d’es­pion­nage (vous en sa­vez dé­jà trop). Il y a deux sai­sons, j’avais eu la chance (au ti­rage) de po­ser mon or­di­na­teur à Saint-Pé­ters­bourg. Cette fois, c’est la ca­pi­tale. Mais ce ti­rage n’a pas plu à tout le monde. Ô que non. D’au­tant que Nice aus­si a eu le droit à son dé­pla­ce­ment au pays des Tsars (Kras­no­dar). Na­tha­lie a fait la gueule. Nat’, ce n’est pas ma femme (qui fait aus­si la gueule quand je pars ce­la dit en pas­sant), c’est la se­cré­taire du ser­vice des sports. Mme Dé­pla­ce­ment. Une ma­chine. Quel vol prendre, quel hô­tel, etc. Et cette question : « Tu veux être proche du stade ou du centre ? » (sur ce point, deux cou­rants de pen­sée s’af­frontent au ser­vice). Le cau­che­mar de “Na­ta­lia”, c’est la Rus­sie et son vi­sa à ob­te­nir. Une course contre-la-montre dans les méandres de l’ad­mi­nis­tra­tion russe. Un sla­lom qui va du Con­su­lat à Mar­seille à l’an­tenne oc­ca­sion­nel­le­ment ou­verte à Nice. Le ti­ming est ser­ré pour l’ob­te­nir, et sans ce der­nier, im­pos­sible de voya­ger.Vi­saTou­risme,Af­faires,Of­fi­ciel,Pri­vé,Tran­sit,etc. Pour ne prendre au­cun risque, Nat’ a tout im­pri­mé, avec et sans adresse de l’hô­tel, en ajou­tant des cour­riers de mis­sion, d’as­su­rance, etc. Pas question de foutre en l’air la pro­cé­dure pour un ou­bli. Alors quand vous an­non­cez à Na­tha­lie que vous avez ob­te­nu votre Vi­sa sans pro­blème, elle est à deux doigts de fondre en larmes. Comme quand son pe­tit Lu­cas sou­lève un tro­phée au tennis.Vous l’au­rez com­pris, sans Na­tha­lie, on ne se­rait pro­ba­ble­ment pas en Rus­sie. Ah oui, pour la comp­ta’ aus­si, la Rus­sie c’est pas top. Il faut dire qu’éplu­cher les notes de frais en cy­ril­lique peut dé­clen­cher une crise d’épi­lep­sie. Pou­rin­fo,Vod­ka,ças’écrit !

(Ph C.D.)

Le vice pré­sident de l’ASM évoque sa ville na­tale, Mos­cou, avant le choc de ce soir.

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