Ca­role Bou­quet sort de l’ombre

Sé­rie L’ac­trice, qui in­car­ne­ra bien­tôt une tueuse en sé­rie sur TF1, re­vient pour la sai­son fi­nale des Hommes de l’ombre, sur France 2

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PROPOSRECUEILLISPAR JULIABAUDIN

France 2 livre la troi­sième et der­nière sai­son des a grande fic­tion politique Les Hommes de l’ ombre. Avec, dans le rôle de la pre­mière dame, une Ca­role Bou­quet plus al­tière et plus im­pré­vi­sible en­core que dans les pré­cé­dents épi­sodes. Elle évoque son per­son­nage. C’es­tune sé­rie ap­pa­rem­ment as­sez mas­cu­line. Il res­sort pour­tant que chaque ap­pa­ri­tion de la pre­mière dame ré sonne comme un pointd’orgue… Je ne sais pas si c’ est aus­si mar­qué que ce­la. Tou­te­fois, avec une femme aus­si re­mar­quable que Char li ne de L épine à la pro­duc­tion, ça n’est peut­être­pas to­ta­le­ment ano­din. Mon per­son­nage ser­vant en ef­fet de point de re­père, de contre point et de socle à la construc­tion d’autres in­trigue sou à l’ in­tro­duc­tion d’autres per­son­nages. A­ t­on un plai­sir par­ti­cu­lier à in­car­ner un per­son­nage aus­si étrange et im­pré­vi­sible qu’ Éli­sa­beth Mar­jo rie? C’ est tou­jours ri­go­lo de jouer un per­son­nage com­pli­qué. D’ au­tant plus dans cette der­nière sai­son. C’ est la fin du man­dat des on ma­ri. Elle s’ est tue et con te­nue pen­dant des an­nées. Main­te­nant, elle est plus libre. Elle a le droit de par­ler. Elle sait qu’ elle ne fe­ra plus tel­le­ment de tort. Aus­si prend­ elle quelques li­ber­tés. Em­bar­ras­santes, certes, mais aux­quelles elle a bien droit, non ? On la sait bi­po­laire. Dans un contexte si fra­gile, pour­rai­telle bas­cu­ler? Al­lez sa­voir si elle est ma­lade, vrai­ment. Est­ceque cen’est pas tout sim­ple­ment l’ en­droit, cette vie de pre­mière dame et l’ obli­ga­tion de ne ja­mais être soi qui la rendent ma­lade? Elle hait le pou­voir. Elle hait le men­songe. Elle a sou­te­nu son ma­ri par amour, mais ça l’ a dé­truite. Vous ­même au­riez ­vous pu vivre dans un monde comme ce­lui­là? Je ne vi­vrais pour rien au monde dans ce mi­lieu­ là! J’ ai de l’ ad­mi­ra­tion pour les po­li­tiques, le tra­vail qu’ ils font, le cli­mat d’ ur­gence per­ma­nente dans le­quel ils ad­mi­nistrent, les com­pro­mis, les conces­sions, etc. Mais pour rien au monde je n’ au­rais vou­lu vivre ce­la. Ni en tant que. Ni en tant que fem­mede. Quel­bi­lan­dres­sez ­vous de cette pre­mière ex­pé­rience de­té­lé­vi­sion? Une ex­pé­rience ma­gni­fique. Que je ré­itère d’ ailleurs en ce mo­ment pour une sé­rie à ve­nir sur TF 1, dans un rôle de tueuse en sé­rie. Un per­son­nage diable ment in­té­res­sant, diable ment com­pli­quée.

Ca­ro­leBou­quet:«Éli­sa­be­thMar­jo­ries’est­tueet conte­nue­pen­dant­de­san­nées.Là,el­leest­plus­libre.»

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