Sou­te­nir Sar­ko sans frois­ser Fal­co

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info Du Jour - P.-H.C.

« Pour moi, sou­te­nir Ni­co­las Sar­ko­zy est na­tu­rel. C’est ce­lui qui a le plus d’éner­gie et le seul qui ira au bout des ré­formes.» Tout sou­rire à l’idée de re­ce­voir l’an­cien Pré­sident de la Ré­pu­blique sur sa com­mune («une pre­mière!», Her­vé Stas­si­nos, maire du Pra­det et pré­sident du co­mi­té de sou­tien va­rois du can­di­dat, sa­voure le mo­ment… à do­mi­cile. Au mi­lieu d’une jour­née ma­ra­thon en terre va­roise, l’an­cien lo­ca­taire de l’Ély­sée a fait un dé­tour jus­qu’au Cap Ga­ronne, pour dé­jeu­ner au pied de la Colle Noire. Au me­nu du res­tau­rant L’Our­si­na­do, ré­ser­vé en in­té­gra­li­té pour l’oc­ca­sion, un fi­let de loup et un ca­fé gour­mand, mais sur­tout une ren­contre rap­pro­chée avec les prin­ci­paux élus va­rois à sou­te­nir sa can­di­da­ture à la pri­maire. Une tren­taine a été in­vi­tée. Par­mi eux, des par­le­men­taires: le dé­pu­té Phi­lippe Vi­tel, bien sûr (il est le « re­pré­sen­tant » de Ni­co­las Sar­ko­zy dans le Var), mais aus­si son confrère à l’as­sem­blée Jean-Mi­chel Couve (dé­pu­té de la ecir­cons­crip­tion). Ch­ris­tiane Hum­mel, sé­na­teur-maire de La Va­lette, au­rait vo­lon­tiers fait le dé­pla­ce­ment, mais em­pê­chée, elle a de­man­dé à une ad­jointe de la re­pré­sen­ter. Des maires aus­si s’af­fichent vo­lon­tiers entre Ni­co­las Sar­ko­zy et Ch­ris­tian Es­tro­si. Fran­çois de Can­son (La Londe), Ro­bert Be­ne­ven­ti (Ol­lioules), Ch­ris­tian Si­mon (La Crau), Ray­mond Abrines (La Farlède), Gil­bert Pe­ru­gi­ni (Cuers) ap­pellent les conseillers ré­gio­naux (dont Maud Fon­te­noy) ou dé­par­te­men­taux pour une pho­to sou­ve­nir. Une bro­chette qu’on re­trou­vait, hier soir, dans les pre­miers rangs du mee­ting tou­lon­nais. «C’est le can­di­dat qui me donne les meilleures ga­ran­ties dans les do­maines du cou­rage, de la sin­cé­ri­té, de la clair­voyance et de l’ef­fi­ca­ci­té », s’en­thou­siasme Phi­lippe Vi­tel. «Ni­co­las Sar­ko­zy a été un grand pré­sident qui a fait beau­coup de ré­formes et qui a une éner­gie ex­tra­or­di­naire dont nous avons be­soin pour notre pays », as­sure pour sa part Ro­bert Be­ne­ven­ti.

« Pas de scis­sion »

Ma­ni­fes­te­ment heu­reuse de se re­trou­ver au­tour de son cham­pion, la fa­mille sar­ko­ziste pro­fite du mo­ment. Elle sait pour­tant que, lo­ca­le­ment, sa prise de po­si­tion froisse les cou­sins jup­péïstes réunis au­tour d’Hu­bert Fal­co.

« Il n’y a pas de scis­sion, tem­père Her­vé Stas­si­nos pour cou­per court à la ru­meur d’une plaie béante en ter­ri­toire Fal­co. La com­pé­ti­tion, elle, est entre les can­di­dats aux pri­maires, pas entre les élus va­rois.» « On ne gère pas de di­vi­sion, on conti­nue sur notre ligne , as­sure de son cô­té Phi­lippe Vi­tel. Je conti­nue la cam­pagne sans me po­ser de ques­tion de cet ordre et sans me lais­ser pa­ra­si­ter. Cha­cun a ses convic­tions, mais per­sonne n’ou­blie qu’il fau­dra qu’on se ras­semble après les pri­maires. Moi, je donne ma ga­ran­tie que je sou­tien­drai sans au­cun état d’âme ce­lui qui se­ra dé­si­gné. » «À mon sens, l’es­prit de la pri­maire, c’est pré­ci­sé­ment que cha­cun choi­sisse en fonc­tion de sa sen­si­bi­li­té, ana­lyse en­fin Ro­bert Be­ne­ven­ti, mais ce que j’ap­pré­cie chez Ni­co­las Sar­ko­zy, je l’ap­pré­cie aus­si chez Hu­bert Fal­co. Je suis un fi­dèle de l’un comme de l’autre. »

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