«La Su­per­coupe nous a ré­veillés»

L’en­traî­neur Giu­lio Bre­go­li se ré­jouit d’en­ta­mer la com­pé­ti­tion après une pré­pa­ra­tion tron­quée

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - P.-M. AYI

Vous ve­nez de rem­por­ter la Su­per­coupe. La sai­son es­telle lan­cée ? Oui, même si c’était un match bi­zarre. C’est comme un der­nier test de pré­pa­ra­tion qui compte, mais pas un vrai match de com­pé­ti­tion non plus, même si l’en­vie de ga­gner était là. On avait un peu de re­tard sur la pré­pa­ra­tion phy­sique, donc ce match est bien tom­bé. À tra­vers cette pre­mière af­fiche, votre ca­len­drier com­mence fort ? Oui, Cannes, puis Mul­house, Quimper et Bé­ziers, c’est chaud tout de suite! On ver­ra. C’est pour ce­la que d’avoir ga­gné la Su­per­coupe était im­por­tant pour la confiance. Est-ce la sai­son de la conti­nui­té ? Je ne sais pas. On a gar­dé le même es­prit de vo­lon­té et de tra­vail, je l’ai sen­ti tout de suite à la re­prise. Mais on n’avait vrai­ment pas bien joué lors de nos trois tests consé­cu­tifs. La Su­per­coupe nous a ré­veillés. Quel est l’ob­jec­tif de la sai­son? Fi­nir sixième, ce se­rait dé­jà faire mieux que l’an der­nier. On sait que les play-offs sont un cham­pion­nat à part. Les quatre pre­mières places nous as­su­re­raient l’Eu­rope, mais tout le monde s’est bien ren­for­cé. Mais votre équipe aussi s’est bien ren­for­cée... Oui, on a un ef­fec­tif plus large, un banc plus riche, mais on a aussi plus de matchs, no­tam­ment avec la Ligue des cham­pions. Pour l’avoir dé­jà connu, ce se­ra un mo­ment très dif­fi­cile à pas­ser. Par le pas­sé, chaque fois qu’un club fran­çais créait l’ex­ploit de fi­nir deuxième der­rière Cannes, il l’a payé très cher. J’es­père que la mésa­ven­ture ne va pas nous ar­ri­ver. Al­lez-vous par­ve­nir à jouer li­bé­ré avec le sta­tut de cham­pion ? Je ne sais pas, j’ai­me­rais bien ou­blier le titre, qu’on ar­rête de me rap­pe­ler le pas­sé car l’ave­nir a tou­jours plus de va­leur. Mais c’est im­pos­sible, le club a gran­di et on nous le dit tous les jours. La pres­sion est là. Moi, je n’en ai pas peur. L’at­tente, c’est la pro­blé­ma­tique de Cannes. Et nous ne sommes pas Cannes. Quelles se­ront les équipes du haut de ta­bleau ? Cannes, très phy­sique, a une grande marge de pro­gres­sion, le Ra­cing a de la qua­li­té, du po­ten­tiel, et se­ra tou­jours là. Bé­ziers et Nantes sont très forts. Mul­house dé­ve­loppe tou­jours son jeu ra­pide. Et n’ou­blions pas Pa­ris/St-Cloud. Se­lon moi, on se si­tue dans un deuxième groupe d’out­si­ders, avec Mul­house et Ve­nelles. Pour­quoi avoir ren­for­cé le staff ? Ce­la me per­met d’avoir une vi­sion glo­bale. C’est comme l’équipe, le staff doit culti­ver une al­chi­mie où cha­cun a sa spé­ci­fi­ci­té. Les ad­ver­saires sont un peu in­ter­lo­qués... Mais toutes les équipes bossent dans ce sens. Si tu veux que les filles ( +  du centre de for­ma­tion) ar­rivent au bout, c’est même in­dis­pen­sable. Un seul en­traî­neur ne peut avoir les yeux par­tout.

Salle Pierre-Clère, l’en­thou­siasme de la re­prise est pal­pable. Mal­gré le titre, les vol­leyeuses ra­phaë­loises, une bande de co­pines, ont gar­dé la fraî­cheur et l’au­to­dé­ri­sion qui ont fait leur force. Les re­crues Smi­do­va, Mi­chel et Ca­me­ra se sont na­tu­rel­le­ment fon­du dans le moule. En­semble, elles forment les douze “Bom­basses”, comme leur cri de guerre.

Ré­cep./att.,  ans (, m). Ré­pu­blique tchèque

Mar­ti­na Smi­do­va

Cen­trale,  ans (, m). Slo­va­quie

Mi­chae­la Abrha­mo­va

Li­be­ro,  ans (, m). France

Aman­dine Giar­di­no

Pré­si­dente  ans

Ch­ris­tine Gi­rod

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.