« La connais­sance mu­tuelle per­met­tra d’apai­ser les choses »

Marianne Co­lo­vray, chef de ser­vice du centre d’ac­cueil et d’orien­ta­tion

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var -

Sur place, au centre d’ac­cueil et d’orien­ta­tion, les fa­milles sont ac­com­pa­gnées au quo­ti­dien par les sa­la­riés de Fo­rum Ré­fu­giés - Co­si, une as­so­cia­tion spé­cia­li­sée dans l’ac­com­pa­gne­ment des mi­grants. Marianne Co­lo­vray (à droite sur la pho­to) est la chef du ser­vice de la struc­ture.

Quel est vôtre rôle au­près des mi­grants ? « Nous leur pro­po­sons un ac­com­pa­gne­ment administratif et ju­ri­dique. En l’oc­cur­rence, toutes les per­sonnes qui sont ar­ri­vées pour l’ins­tant se­ront ame­nées à dé­po­ser une de­mande de pro­tec­tion. Elles bé­né­fi­cient aus­si d’un ac­com­pa­gne­ment pour les soins et pour la vie quo­ti­dienne. Notre but est de les gui­der vers un autre ac­cueil, en fonc­tion de leur si­tua­tion. Ici, c’est un site tem­po­raire. La fer­me­ture est pré­vue au prin­temps. Tous les mi­grants qui au­ront été ac­cueillis se­ront di­ri­gés en fonc­tion de leur si­tua­tion. »

Com­ment en­vi­sa­gez­vous leur in­té­gra­tion, sa­chant que tous les ha­bi­tants de Pier­re­feu n’étaient pas ra­vis de les ac­cueillir ? « Ça de­vrait bien se pas­ser. Notre rôle est aus­si de les in­sé­rer dans le ter­ri­toire. Ils doivent pou­voir vivre comme tout un cha­cun... Les fa­milles vont al­ler faire les courses, les en­fants vont être sco­la­ri­sés. Des liens vont na­tu­rel­le­ment se créer ain­si. Et puis, il y a les per­sonnes qui viennent spon­ta­né­ment se pré­sen­ter à nous. Beau­coup de per­son­nels de l’hô­pi­tal ou d’ha­bi­tants se sont ma­ni­fes­tés de fa­çon bien­veillante. Au fur et à me­sure, la connais­sance mu­tuelle per­met­tra d’apai­ser les choses. »

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