Une jour­née en cam­pagne

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

CO­PÉ : PAIN AU CHO­CO­LAT LE RE­TOUR

En voi­là un qui, con­trai­re­ment à la chan­son de Joe Das­sin, ne doit pas ache­ter tous les ma­tins son pe­tit pain au cho­co­lat. Hier ma­tin, in­vi­té d’Eu­rope , Jean-Fran­çois Co­pé « col­lait » sur la ques­tion d’un au­di­teur, qui l’in­ter­ro­geait sur le prix de la vien­noi­se­rie. Après avoir consen­ti igno­rer la ré­ponse, le can­di­dat à la pri­maire de la droite et du centre a ten­té une ti­mide es­ti­ma­tion : / cen­times d’eu­ros (!). Dé­ci­dé­ment, ce fa­meux pain au cho­co­lat ne porte pas vrai­ment chance à Co­pé. En  dans le Var, à Dra­gui­gnan, le maire de Meaux avait pro­vo­qué un tol­lé en dé­cla­rant du­rant un mee­ting : « Ilest des quar­tiers où je peux com­prendre l’exas­pé­ra­tion de cer­tains de nos com­pa­triotes (...) ap­pre­nant que leur fils s’est fait ar­ra­cher son pain au cho­co­lat à la sor­tie du col­lège par des voyous qui lui ex­pliquent qu’on mange pas pen­dant le ra­ma­dan ».

QUAND C’EST FLOU…

Fillon dans la peau de Mar­tine Au­bry, Jup­pé dans celle de Hol­lande ? C’est un mi­ni-re­make de la pri­maire de la gauche ver­sion  qu’a pro­po­sé, en ef­fet, l’an­cien pre­mier mi­nistre dans Le Grand Ju­ry de RTL/LCI/Le Fi­ga­ro, di­manche. Entre autre re­proche, il a poin­té, au su­jet de son ad­ver­saire Bor­de­lais, « un­pro­gramme qui est très flou ». De quoi se re­mé­mo­rer la cé­lèbre phrase de la maire de Lille à l’ac­tuel Pré­sident : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».

LE TACLE

Il ne cesse de le ré­pé­ter : le re­nou­veau, c’est lui, Bru­no. Et pour le prou­ver, Le Maire semble être pas­sé à la vi­tesse su­pé­rieure, ci­blant à plu­sieurs re­prises ces der­niers jours deux de ses ri­vaux dans la pri­maire : les ex-lo­ca­taires de l’Ély­sée et Ma­ti­gnon, le der­nier lui ayant ra­flé la place de homme après le pre­mier dé­bat té­lé­vi­sé. Der­nière en date : cette af­fiche pos­tée hier sur les ré­seaux so­ciaux, rin­gar­di­sant l’an­cien « couple » gou­ver­ne­men­tal Sar­ko­zyFillon. En re­vanche, bien moins de piques à l’en­contre de l’as des son­dages, Alain Jup­pé. Une piste quant à un pos­sible ral­lie­ment, au se­cond re­tour ?

LA DÉ­CLA­RA­TION

Si à gauche, tout le monde semble at­tendre gen­ti­ment (ou pas) que Fran­çois Hol­lande se « dé­cide », per­sonne n’est dupe : les pe­tites ma­noeuvres vont bon train du cô­té des po­ten­tiels can­di­dats. Alors qu’une can­di­da­ture de Ma­nuel Valls semble se des­si­ner, en cas de « dé­sis­te­ment » du Pré­sident, ce der­nier a re­çu hier un sou­tien de poids en la per­sonne de Jean-Ch­ris­tophe Cam­ba­dé­lis. Sur France In­ter, le pre­mier se­cré­taire du PS a dé­cla­ré : « Il y a beau­coup de per­son­na­li­tés, pas énor­mé­ment, mais il y a quatre ou cinq per­son­na­li­tés qui peuvent se pré­sen­ter. La prin­ci­pale vous le sa­vez bien, c’est Ma­nuel Valls » pré­ci­sant que l’on n’en est tou­te­fois pas en­core là. Mais « il est Pre­mier mi­nistre et c’est l’un de nos pré­si­den­tiables. C’est ce­lui sû­re­ment qui a au­jourd’hui le plus de pos­si­bi­li­tés. Il y a d’autres can­di­dats pos­sibles », a-t-il ajou­té.

LE RE­TOUR SUR LE RE­TOUR DU PAIN AU CHO­CO­LAT

Bou­clons la boucle avec cette his­toire de pain au cho­co­lat, qui a ali­men­té bien des mo­que­ries toute la jour­née d’hier. Fran­çois Fillon, à l’évi­dence très pré­sent ac­tuel­le­ment sur le ter­rain mé­dia­tique, a sou­te­nu Jean-Fran­çois Co­pé hier soir dans l’émis­sion de Ruth El­krief sur BFMTV. « Vous pen­sez que le Gé­né­ral de Gaulle fai­sait ses courses ? » a-t-il in­ter­ro­gé. Dé­ci­dé­ment bien pra­tique, le gé­né­ral, pour faire pas­ser des mes­sages.

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