Le ra­chat de cré­dits, une so­lu­tion sur me­sure

Pour ga­gner en sou­plesse dans le rem­bour­se­ment de ses em­prunts, le re­grou­pe­ment de cré­dits est une op­tion qui pré­sente de nom­breux avan­tages. Un pro­ces­sus à étu­dier de près.

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Hippisme - PAR MÉ­LIS­SA MA­RI/ SOPRESS

À l’heure où les taux pro­po­sés par les éta­blis­se­ments ban­caires sont très fa­vo­rables aux pro­prié­taires, at­tei­gnant entre 1,25% et 1,5% sur 20 ans, le ra­chat du prêt sé­duit de nom­breux par­ti­cu­liers. Pour que l’opé­ra­tion soit ren­table, il faut res­pec­ter plu­sieurs condi­tions. En pre­mier lieu, il faut que la du­rée res­tante de l’em­prunt soit im­por­tante : dans l’idéal, ne pas avoir dé­pas­sé le tiers de la du­rée du prêt. Dans un deuxième temps, il faut que le mon­tant à rem­bour­ser reste éle­vé, soit ne pas avoir rem­bour­sé plus de la moi­tié du prêt. En­suite, il faut veiller à ce que l’écart entre le taux du prêt ini­tial et les taux ac­tuels soit d’au moins un point, si­non l’opé­ra­tion est ra­re­ment in­té­res­sante. En­fin, si la si­tua­tion fi­nan­cière s’est amé­lio­rée, ce­la peut être un atout pour ob­te­nir un meilleur taux. L’ob­jec­tif de cette démarche étant de don­ner de l’air à son bud­get, pour gé­rer plus fa­ci­le­ment ses frais, ou épar­gner pour un nou­veau pro­jet. Ce qui n’est pas né­gli­geable, lors­qu’il s’agit d’un in­ves­tis­se­ment im­mo­bi­lier, les banques étant sen­sibles à la ges­tion des comptes. Un ou­til donc glo­ba­le­ment avan­ta­geux, mais qu’il convient d’adap­ter à ses be­soins.

Pré­pa­rer sa démarche

Le ra­chat de crédit né­ces­site une pré­pa­ra­tion ef­fi­cace en amont, qui peut être ap­puyée par l’aide de cour­tiers spé­cia­li­sés. De ma­nière gé­né­rale, il faut sa­voir que le ra­chat du prêt est sou­vent un acte plus ai­sé que ce­lui de dé­cro­cher un pre­mier crédit. En ef­fet, les banques ayant dé­jà ac­cor­dé leur confiance, si le dos­sier est mis en va­leur par le de­man­deur, l’ac­cord se­ra plus ra­pide. Pour ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus, il faut aus­si veiller à avoir un his­to­rique ban­caire le plus neutre pos­sible, et, quand les re­ve­nus ont aug­men­té, ce­la confirme aus­si la sol­va­bi­li­té du de­man­deur. En­fin, lorsque la ca­pa­ci­té d’épar­gner est bonne, sur­tout après un achat im­mo­bi­lier, ce­la si­gni­fie que la ges­tion du pla­ce­ment a été ré­flé­chie et sur­veillée, un plus pour consti­tuer son dos­sier.

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