La faute aux mé­dias

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Quelles mouches ont donc pi­qué les brillants su­jets qui ne rêvent que de gou­ver­ner notre cher et vieux pays? D’un bout à l’autre de l’échi­quier po­li­tique où s’ébattent les rois, les reines, leurs ca­va­liers et sur­tout de plus en plus de fous, cha­cun semble mettre un point d’hon­neur à dire n’im­porte quoi avec une pré­di­lec­tion mar­quée pour ce qu’on ne de­vrait pas dire. Au point d’en faire le titre d’un bou­quin qui n’au­rait ja­mais du pa­raître. Qu’est ce qui pousse l’élite de la na­tion à te­nir des propos hors propos c’est-à-dire n’ayant plus au­cun rap­port avec nos an­goisses, nos pro­blèmes et l’ave­nir de la France? Et bien je vais vous le dire : ce sont les mé­dias qui poussent à la faute en lais­sant traî­ner des mi­cros par­tout, en po­sant des ques­tions in­si­dieuses, prin­ci­pa­le­ment du­rant ces re­pas où chez nous tout se fait ou se dé­fait, en ins­tau­rant un trom­peur état de confiance entre la poire et le fro­mage. Car rien n’amuse plus les jour­na­listes, mais aus­si ceux qui les lisent et qui les écoutent, que de faire tré­bu­cher les de­mi-fi­na­listes mas­sés sur la pre­mière marche du po­dium. Met­tez-vous à la place d’in­for­tu­nés can­di­dats sans ave­nir s’ils ne se laissent pas rat­tra­per par leur pas­sé, obli­gés d’éta­ler leur vie pri­vée et de ré­ci­ter tou­jours le même bré­viaire. Com­ment ré­sis­te­raient-ils à la ten­ta­tion de pro­fé­rer de­vant des in­ter­lo­cu­teurs joyeux et sym­pa­thiques, les mé­chan­ce­tés et les in­con­grui­tés

qu’ils re­frènent or­di­nai­re­ment?

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