Ma­rin, à bon poste!

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - S. B.

Quelle ne fut pas la sur­prise pour les ob­ser­va­teurs de voir Ma­nu Ma­rin ti­tu­laire pour le pre­mier match de la sai­son à do­mi­cile de l’US seynoise contre Grasse (22-16, le 24 sep­tembre). Le troi­sième ligne n’ap­pa­rais­sait même pas dans l’ef­fec­tif 2016-2017 et n’avait pas ef­fec­tué les cinq pre­mières se­maines de la pré­pa­ra­tion es­ti­vale. Mais au ha­sard d’une rencontre avec Sté­phane Au­reille cet été, le voi­là de re­tour à l’USS, où il avait dé­jà ef­fec­tué une pige de quatre sai­sons entre 2008 et 2012. « Le coach m’a si­gni­fié qu’avec la bles­sure de Tom Sou­rice, il lui man­quait des joueurs de son pro­fil, type pla­queur-grat­teur. Il m’a dit que j’au­rais ma chance à un mo­ment don­né de la sai­son. Je ne pen­sais pas qu’elle vien­drait aus­si vite. Mais je crois que mon match face à Ox­ford a ac­cé­lé­ré le pro­ces­sus (sou­rire). »

Trois ti­tu­la­ri­sa­tions

Mal­gré quinze jours d’en­traî­ne­ment dans les jambes, Ma­rin a cre­vé l’écran face aux An­glais lors d’une mi-temps amicale cet été. Un abat­tage mons­trueux qui le pro­pulse au même rang que les autres au sein du groupe, même si ce­lui-ci ne bé­né­fi­cie d’au­cun contrat. « Je joue pour le plai­sir. Je pen­sais fi­nir ma car­rière dans mon club for­ma­teur à La Va­lette et j’ai eu cette op­por­tu­ni­té de ce der­nier beau chal­lenge spor­tif en Fé­dé­rale 1. À 31 ans, c’était le mo­ment ou ja­mais. » Pro­prié­taire avec son as­so­cié Sté­phane des cinq éta­blis­se­ments « Les Ate­liers » au Mou­rillon, il jongle ain­si entre les en­traî­ne­ments et son bou­lot, qui l’oc­cupe de 18 heures à 1 heure du ma­tin. Une gym­nas­tique qu’il ac­cepte avec beau­coup de plai­sir d’au­tant qu’il est de­ve­nu un élé­ment clé de ce dé­but de sai­son avec dé­jà trois ti­tu­la­ri­sa­tions en cinq ren­contres. Ma­rin se­ra aus­si du dé­pla­ce­ment di­manche à Villeur­banne après avoir été mis au re­pos la se­maine der­nière. « Dé­sor­mais il nous faut prendre des points, conclut-il. On n’a plus le choix si on ne veut pas être lar­gué au clas­se­ment, même si nous avons un ca­len­drier dif­fi­cile avec quatre dé­pla­ce­ments pour seule­ment deux ré­cep­tions, dont le lea­der stras­bour­geois. Dé­sor­mais on va se confron­ter avec des équipes aux mêmes ob­jec­tifs et moyens que les nôtres. Il n’y a donc plus d’ex­cuses. »

(Photo S. B.)

Pour son der­nier chal­lenge spor­tif dans son club de coeur, Ma­nu Ma­rin ne compte pas les ef­forts.

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