Hip­po­lyte : « Mul­house se­ra em­bê­tant à jouer »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - PIERRE-MI­CKAËL AYI

Dans ses em­plettes du der­nier mar­ché es­ti­val, Saint-Ra­phaël a dé­ni­ché de pré­cieuses trou­vailles. Par­mi celles-ci, le re­tour de Thier­ry Hip­po­lyte en Ligue A, au poste d’en­traî­neur ad­joint de Giu­lio Bre­go­li, est fi­ne­ment as­tu­cieux. Dé­bau­cher l’as­sis­tant de l’équipe de France est tou­jours une af­faire de connais­seurs… «C’est vrai que mes in­for­ma­tions sont très im­por­tantes pour mon club, sou­rit le coach au phy­sique d’ar­moire à glace. La sé­lec­tion est une chose, mais lorsque je suis à Saint-Ra­phaël, je dois faire ga­gner mon club. Connaître par­fai­te­ment les joueuses, c’est un avan­tage…» L’ac­cé­lé­ra­teur de par­ti­cules, der­nier étage de la fu­sée va­roise, a vite re­plon­gé dans le bain du cham­pion­nat. À peine dix jours après l’échec des Bleues en qua­li­fi­ca­tion de la Ligue eu­ro­péenne, le tech­ni­cien au sou­rire an­gé­lique of­fi­ciait lors de la Su­per­coupe et de la pre­mière jour­née contre le Ra­cing club de Cannes, «un club de coeur dans le­quel [il a] pas­sé quatre ans ». Et dès la deuxième jour­née, ce dis­ciple de Yan Fang va af­fron­ter son ac­tuel em­ployeur tri­co­lore, Ma­ga­li Ma­gail, éga­le­ment en­traî­neur prin­ci­pal de Mul­house . « C’est as­sez drôle car on est as­so­ciés, amis et, là, ad­ver­saires d’un soir, pour­suit-il. Ça va être sym­pa, on va se ti­tiller un peu. Je pense que son équipe se­ra aus­si em­bê­tante à jouer.» Ex-en­traî­neur prin­ci­pal du Ve­nelles après l’en­vol can­nois, Hip­po­lyte évo­lue comme un pois­son dans l’eau dans ce mi­cro­cosme du vol­ley qu’il aborde avec pas­sion. Le ca­mé­léon qua­dra­gé­naire a donc na­tu­rel­le­ment pro­lon­gé son ex­pé­rience dans l’école ita­lienne. L’em­bal­lant dé­but de sai­son lui donne rai­son.

Sur le plan de tra­vail à ses cô­tés, les fe­nêtres vi­déos inondent l’écran de son or­di­na­teur por­table en­se­ve­li sous les fiches de sta­tis­tiques. Cô­té ter­rain, il di­rige des ate­liers d’en­traî­ne­ments et mul­ti­plie les tête à tête avec l’en­traî­neur. « Thier­ry, je le vois da­van­tage comme un se­cond en­traî­neur, ob­serve Giu­lio Bre­go­li. Il ap­porte un re­gard et un mes­sage dif­fé­rent. C’est es­sen­tiel.» «En équipe de France, mon tra­vail est dé­dié aux pas­seuses, conclut l’ad­joint, heu­reux de ses mul­tiples cas­quettes (1). À Saint-Ra­phaël, ma tâche est plus gé­né­rale et com­plé­men­taire avec le tra­vail sta­tis­tique d’En­ri­co (Met­ti­fo­go) et Ales­san­dro (Ore­fice). On fonc­tionne comme une four­mi­lière qui par­vient à trans­mettre des in­for­ma­tions très pré­cises. C’est ce qui peut aus­si faire notre force.» 1.Éga­le­men­tres­pon­sa­ble­du­pô­le­for­ma­tion­ra­phaë­lois.

Thier­ry Hip­po­lyte, ad­joint de l’équipe de France et dé­sor­mais de Saint-Ra­phaël !

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