JOUR­NÉE, TOU­LON - GRE­NOBLE, DEMAIN À H) L’après Do­min­guez s’ins­talle

Trois jours après le li­mo­geage de leur ma­na­ger Die­go Do­min­guez, les joueurs se sont en­traî­nés, hier ma­tin, sous les ordres de Mike Ford. Dans une (ap­pa­rente ?) dé­con­trac­tion

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - FAN­NY ROCA

Grand so­leil sur Berg. Grands sou­rires, et même francs éclats de rire, au mo­ment de pé­né­trer sur le ter­rain sous les yeux des ob­jec­tifs... et du pré­sident Mou­rad Boud­jel­lal : ap­pa­rem­ment, tout sem­blait re­ve­nu à la nor­male, hier ma­tin, à deux jours d’af­fron­ter Gre­noble. Trom­peur, sans doute, car la « mise à pied » de Die­go Do­min­guez, lun­di, n’a for­cé­ment lais­sé per­sonne in­dif­fé­rent, même si au­cun joueur ou membre du staff, outre le pa­tron du RCT, ne s’était jusque-là ex­pri­mé. «On a été un peu sur­pris en dé­but de se­maine, a confir­mé Guil­hem Gui­ra­do. On n’était pas for­cé­ment au cou­rant, on a un peu été pris au dé­pour­vu.» Le ta­lon­neur, qui a in­di­qué avoir «ap­pe­lé» son ex-ma­na­ger, pro­ba­ble­ment pour lui ex­pri­mer son sou­tien, a aus­si conve­nu : « On a eu des hauts et des bas de­puis le dé­but de la sai­son, la force col­lec­tive nous a man­qué. Évi­dem­ment que, dans ces cas-là, tu te sens un peu res­pon­sable...» Ce­ci étant, le ca­pi­taine des Bleus a as­su­ré que tout le monde était dé­sor­mais « fo­ca­li­sé sur notre pro­chain match de sa­me­di » . En bon pro­fes­sion­nel. L’im­pli­ca­tion, la prise de res­pon­sa­bi­li­tés, c’est d’ailleurs plus ou moins ce que Mike Ford, pour sa pre­mière confé­rence de presse en tant que numéro 1, a de­man­dé à son groupe. Lo­gi­que­ment in­ter­ro­gé, lui aus­si, sur les évé­ne­ments de ce dé­but de se­maine, il a tout de même glis­sé quelques mots ra­pides pour Die­go Do­min­guez : «Je sais que c’est dur de perdre son bou­lot. Ça m’est ar­ri­vé à Bath, et ce n’est ja­mais fa­cile pour la per­sonne concer­née et pour son en­tou­rage. Quant aux joueurs, au dé­part, ils sont tou­jours dé­çus. Mais ça fait long­temps que j’en­traîne des équipes, et je sais que, dès le len­de­main, ils ré­pondent pré­sents pour jouer le mieux pos­sible. Et pour ga­gner.»

Vers un jeu « ba­sé sur l’at­taque » ?

L’An­glais a aus­si af­fir­mé qu’il n’avait ja­mais eu à l’es­prit de prendre la tête de l’équipe pro, en ar­ri­vant, fin sep­tembre der­nier : « Mon rôle, quand le pré­sident m’a en­ga­gé, était d’ai­der Die­go au ni­veau de l’at­taque/dé­fense, et à mettre en place un vrai plan de jeu.» Qu’il compte, donc, a-t-il ex­pli­qué, com­men­cer à dé­ve­lop­per : « Ma phi­lo­so­phie de jeu va être ba­sée sur l’at­taque, quelque chose qui soit plai­sant à re­gar­der. D’ailleurs, ce n’est pas ma phi­lo­so­phie, mais notre phi­lo­so­phie : à moi, au pré­sident, aux joueurs, aux sup­por­ters.» Quant à la ca­pa­ci­té de ses gar­çons à s’adap­ter ra­pi­de­ment, Mike Ford ne semble pas dou­ter: « At­ta­quer, c’est la chose la plus dure dans le rugby. Donc il faut s’en­traî­ner le plus pos­sible. Ce se­ra peut-être un peu dif­fé­rent pour eux au dé­part, mais en tra­vaillant dur, on va y ar­ri­ver.» Un sen­ti­ment qu’a par­ta­gé Guil­hem Gui­ra­do : «On ne re­part ja­mais de zé­ro. Les bases, on les a. La mé­thode se­ra peut-être un peu dif­fé­rente, mais après, le rugby reste simple : si tu es fort en conquête, que tu avances, ça se passe bien. Le ma­na­ger va nous ap­por­ter des re­pères, des conseils. Pour le reste, c’est nous, les joueurs, qui avons les cartes en main.»

(Pho­tos Laurent Mar­ti­nat)

Le pré­sident Mou­rad Boud­jel­lal ne s’est pas ex­pri­mé, hier, de­vant les mé­dias, mais était bien pré­sent à Berg, au bord du ter­rain où il a sui­vi la séance d’en­traî­ne­ment di­ri­gée par Mike Ford (de­bout), comme en confé­rence de presse...

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