Un en­tre­pôt en­tiè­re­ment dé­truit par le feu

Les lo­caux d’Azur fer­ron­ne­rie et le toit de la me­nui­se­rie Da­vid ont été to­ta­le­ment dé­truits par un in­cen­die hier à l’aube. Quatre fa­milles ri­ve­raines ont été éva­cuées par sé­cu­ri­té

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - CH­RIS­TIANE GEORGES cgeorges@ni­ce­ma­tin.fr

Le sort s’acharne sur l’en­tre­prise Azur fer­ron­ne­rie. Trois mois après avoir été dé­va­li­sé, l’en­tre­pôt de la so­cié­té a été en­tiè­re­ment dé­truit par les flammes. 200 m2 par­tis en fu­mée. L’in­cen­die s’est dé­cla­ré hier vers 2 h 40 dans les lo­caux si­tués sur la route du Plan-de-la-Tour, face au stade Pas­to­rel­li. Une tren­taine de sa­peurs-pom­piers ont été dé­pê­chés sur les lieux. S’ils n’ont pu em­pê­cher la pro­pa­ga­tion des flammes au toit de la me­nui­se­rie Da­vid, le pire a été évi­té puisque les ré­si­dences voi­sines n’ont pas été tou­chées. Quatre fa­milles ri­ve­raines ont tou­te­fois été éva­cuées pen­dant les ma­noeuvres par sé­cu­ri­té et ont pu ré­in­té­grer leur do­mi­cile vers 5 h du ma­tin.

Plu­sieurs ex­plo­sions

Les hommes du feu n’ont, en re­vanche, rien pu faire pour l’en­tre­pôt d’Azur fer­ron­ne­rie, dont l’in­cen­die a été at­ti­sé par plu­sieurs ex­plo­sions pro­vo­quées par la pré­sence de bou­teilles de gaz et de di­vers pro­duits in­flam­mables. Le comble de la mal­chance pour le pa­tron Thier­ry Reisz après le cam­brio­lage de jan­vier der­nier : « On ve­nait à peine de se re­le­ver » a-t-il com­men­té. « On a vé­cu deux mois de ga­lère après le cam­brio­lage. Nous avons dû rem­bour­ser les de­vis dé­jà si­gnés que nous n’avons pu ho­no­rer à temps et le dé­dom­ma­ge­ment re­çu n’a cou­vert que la moi­tié des dé­gâts.. On sor­tait juste la tête de l’eau, grâce no­tam­ment aux col­lègues qui nous ont prê­té du ma­té­riel. On avait pas­sé le stade avec un car­net de com­mandes rem­pli jus­qu’au mois d’oc­tobre et voi­là ! ».

« Un truc de fou ! »

Si Thier­ry Reisz était loin de Sainte-Maxime au mo­ment des faits, la nuit cau­che­mar­desque a été ra­con­tée par son voi­sin Pierre Si­mo­net De­ben­ham, chef de l’en­tre­prise Ha­bi­tat conseil : « J’ai été pré­ve­nu par la pro­prié­taire vers 3 h du ma­tin. C’était un truc de fou, un bra­sier im­pres­sion­nant. J’ai eu très peur. Cam­brio­lé en même temps que mon voi­sin, je paye les consé­quences en­core au­jourd’hui. Je ne sais pas ce qui se se­rait pas­sé si mes lo­caux avaient brû­lé. Seul le mur mi­toyen a été tou­ché. J’ai eu plus de chance que mon voi­sin. Il a tout per­du ». La me­nui­se­rie Da­vid, de son cô­té, est moins im­pac­tée car les lo­caux ne servent que de dé­pôt (la pro­duc­tion est ba­sée à Camp Fer­rat, N.D.L.R.) et l’en­tre­prise peut conti­nuer à fonc­tion­ner nor­ma­le­ment. Si les gen­darmes se di­ri­geaient hier vers un feu d’ori­gine ac­ci­den­telle, ils vont tou­te­fois dé­pê­cher sur place ce ma­tin les tech­ni­ciens en iden­ti­fi­ca­tion cri­mi­nelle, afin de dé­ter­mi­ner la cause exacte de cet in­cen­die.

(Pho­tos D.R.)

Il ne reste plus rien de la so­cié­té Azur fer­ron­ne­rie, dé­jà vic­time d’un cam­brio­lage il y a trois mois. Le bra­sier était im­pres­sion­nant di­manche dans la nuit. L’in­cen­die s’est pro­pa­gé à la toi­ture de la me­nui­se­rie Da­vid.

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