Tou­jours can­di­dat

Re­lé­gué ce ma­tin à six points du deuxième après la vic­toire du PSG face à Bastia (5-0), le Gym reste en course pour un ti­cket di­rect vers la Ligue des cham­pions. L’OM vise, lui, la Ligue Eu­ro­pa

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - WILLIAM HUMBERSET

Battre le PSG 3-1 et res­ter en course pour la place de dau­phin à trois jour­nées de la fin, c’était du lourd. Les Ai­glons ont tra­ver­sé du coup la se­maine avec l’es­prit lé­ger comme une plume. Prendre quatre points sur six face au te­nant du titre at­té­nue­ra le moindre re­gret si ça ne suf­fi­sait pas à lui chi­per la qua­li­fi­ca­tion di­recte en Ligue des cham­pions. Face à An­gers, res­te­ra une in­vin­ci­bi­li­té à pré­ser­ver à la mai­son. Mais pour le reste, ce ne se­ra que du bo­nus. On le crai­gnait com­pli­qué, mais le ca­len­drier est fi­na­le­ment plu­tôt bien fait. Ce soir, le Gym se dé­place à l’Orange Vé­lo­drome avec du jus et sans pres­sion. La meilleure re­cette pour of­frir d’énièmes fris­sons à ses sup­por­ters blo­qués de­vant

la té­lé­vi­sion alors que plus de 55 000 âmes vont mettre

le stade en ébul­li­tion. « C’est dom­mage de ne pas au­to­ri­ser les gens à al­ler voir un jeu, » a ré­su­mé Lu­cien Favre.

Stats et stars sont du cô­té du Gym

Un jeu dan­ge­reux pour l’OM, qui a be­soin des trois points pour re­prendre la cin­quième place sy­no­nyme de Ligue Eu­ro­pa. Et qui, après avoir pris neuf buts contre Pa­ris (1-5) et Mo­na­co (1-4), pour­rait quelque peu sau­ver la face de sa sai­son contre le troi­sième lar­ron d’un po­dium que Mar­seille ne tou­che­ra pas pour la qua­trième an­née de rang. Au­jourd’hui, les stars et les stats sont du cô­té du Gym. Nice a gagné 3 des 4 der­nières confron­ta­tions. Payet (4 buts, 1 passe) a beau va­loir 30 mil­lions, il pèse moins lourd à l’OM que les six buts et neuf passes dé­ci­sives de Se­ri. Go­mis et Thau­vin ont peut-être fait trem­bler 17 et 15 fois cha­cun les fi­lets en L1, Ba­lo­tel­li en a mis presque au­tant (14) en ayant dis­pu­té près de huit cents mi­nutes de jeu de moins. Scep­tique de­vant les deux sai­sons d’er­rance de Su­per Ma­rio avant son ar­ri­vée sur la Côte, Lu­cien Favre se­rait peut-être en train de se rendre compte que l’Ita­lien n’est pas si ir­ré­cu­pé­rable que ça. Peut-être pas de là à avoir en­vie de pro­lon­ger la garde d’un an.

Favre : « Ba­lo­tel­li s’in­ves­tit plus »

« Je ne penche pas d’avis comme ça » a te­nu à rap­pe­ler le Suisse sur la ques­tion

d’un re­vi­re­ment. Mais le por­trait de Ma­rio a quand même pris de l’épais­seur dans la bouche du coach

hel­vète. « Il se plaît bien ici. On l’a vu contre Pa­ris, c’était un match spe­cial et il a re­trou­vé des sen­sa­tions de jeu. En sep­tembre-oc­tobre, il etait plus bu­teur. Là, il re­trouve des sen­sa­tions col­lec­tives. (...) Il par­ti­cipe plus dans le dé­mar­quage et dans le jeu. Il s’in­ves­tit plus dans le re­pla­ce­ment, même dans la ré­cu­pé­ra­tion haute. C’est très im­por­tant... Mais il y a en­core un énorme chemin. Il doit se convaincre que c’est pos­sible ». Face à l’OM, Lu­cien Favre ali­gne­ra l’équipe qui a bat­tu le PSG. In­cer­tain mais sûr de vou­loir jouer, Eys­se­ric de­vrait être sur le ter­rain. Né à Aix-en-Pro­vence, l’Ai­glon du mois d’avril est sur­mo­ti­vé à l’idée de dis­pu­ter ce der­by du Sud. Ce se­ra le der­nier choc du di­manche soir sur Canal, les deux der­nières jour­nées étant re­trans­mises en multiplex. Une sorte d’hom­mage à ce Gym qui a te­nu l’af­fiche toute l’an­née.

(Pho­to Pa­trice La­poi­rie)

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