Aleo : qui s’y frotte, s’y pique

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - S. B.

S’il y a bien un joueur qui in­carne les pro­grès ac­com­plis tout a long de la sai­son par l’Union spor­tive sey­noise, c’est bien lui. An­tho­ny Aleo, 25 ans, pi­lier gauche en équipe fa­nion de­puis l’an der­nier, a tou­ché le fond en dé­but d’exer­cice face à Grasse. Lors du dé­brie­fing de cette soi­rée cau­che­mar­desque (1), il avait pro­mis : « Ce que j’ai vé­cu ce soir, c’est la der­nière fois de ma car­rière que ça ar­rive!» Or­gueilleux, té­mé­raire et sur­tout tra­vailleur, ce­lui qui a com­men­cé le rug­by à Six-Fours avant de re­joindre La Seyne à 14 ans, a re­dou­blé d’ef­forts aux en­traî­ne­ments. Mus­cu­la­tion à ou­trance, sou­ci du dé­tail dans le pla­ce­ment en mê­lée, meilleure co­or­di­na­tion en pous­sée avec ses ca­ma­rades… Voi­là com­ment l’ex-pen­sion­naire des es­poirs du RCT et de Pau a re­dres­sé la barre. Il est au­jourd’hui une va­leur sûre, qui a prou­vé au cours de la deuxième par­tie de sai­son que Sté­phane Au­reille avait rai­son de lui faire confiance.

« J’ai fer­mé ma bouche et j’ai bos­sé »

« C’est mon cô­té ita­lien qui est res­sor­ti, en plai­sante Aleo au­jourd’hui. J’étais ul­tra vexé. Ce­la m’a mo­ti­vé en­core plus à cra­va­cher. Quand on joue à La Seyne, il y a des va­leurs et une culture à res­pec­ter. Le jeu d’avants est es­sen­tiel ici. J’ai fer­mé ma bouche et j’ai bos­sé. Je di­rais qu’on a tous bos­sé, car la mê­lée, c’est une af­faire de huit hommes et pas d’un seul. On était tous en dif­fi­cul­té dans ce sec­teur et on sa­vait qu’on ne pou­vait pas al­ler loin en conti­nuant de la sorte. » Pour­tant, les Sey­nois sont al­lés très loin. Les voi­ci en de­mi-fi­nale face à Mâ­con. La pre­mière manche au­ra lieu di­manche. « L’our­sin de la rade », comme le sur­nomment ses co­équi­piers à cause de son ga­ba­rit (1,75 m, 110 kg) et de sa coupe de che­veux de fu­ret, au­ra à coeur de te­nir la ba­raque pour rem­plir de fier­té les sup­por­ters. Et confir­mer les pro­grès ef­fec­tués. 1. L’USS avait ga­gné (22-16) mais avait été sanc­tion­née à de nom­breuses re­prises en mê­lée. Aleo avait no­tam­ment éco­pé d’un car­ton blanc. Et il était sor­ti à la pause.

(Pho­to Do­mi­nique Le­riche)

Le gau­cher An­tho­ny Aleo (avec le ban­deau rouge et blanc) et ses co­équi­piers ont bos­sé dur tout au long de la sai­son pour faire de la mê­lée sey­noise une bonne rampe de lan­ce­ment.

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