Pre­mier mee­ting ce soir pour Se­reine Mau­borgne

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Golfe De Saint-Tropez - C. DU­PONT cdu­pont@ni­ce­ma­tin.fr

Après le ma­ra­thon mi­li­tan­tiste de la cam­pagne pré­si­den­tielle, Se­reine Mau­borgne, fraî­che­ment in­ves­tie par le mou­ve­ment La Ré­pu­blique en Marche d’Em­ma­nuel Ma­cron, lance ce lun­di soir à Cogolin sa cam­pagne pour les élec­tions lé­gis­la­tives des 11 et 18 juin pro­chains. La can­di­date à la dé­pu­ta­tion, is­sue de la so­cié­té ci­vile (elle est in­fir­mière li­bé­rale) avec tout de même une loin­taine ex­pé­rience po­li­tique, ten­te­ra de convaincre dans la 4e cir­cons­crip­tion du Var, so­li­de­ment an­crée à droite.

Es­prit de corps « dé­pas­sé »

Une cir­cons­crip­tion qui, comme la 8eme (dans le haut Var) et la 6eme (ouest Var), a vu Ma­rine Le Pen pas­ser en tête du se­cond tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle. Et où la droite tra­di­tion­nelle se­ra por­tée par plu­sieurs can­di­dats : les Ré­pu­bli­cains ont in­ves­ti la Ra­phaë­loise Fran­çoise Du­mont, sou­te­nue par le dé­pu­té sor­tant Jean-Mi­chel Couve, ce qui n’a pas fait je­ter l’éponge à la Ca­va­lai­roise An­nick Na­po­léon. Le score de La Ré­pu­blique en Marche dans la 4e lors de l’élec­tion pré­si­den­tielle (48,32%), n’ex­clut en rien les chances de la can­di­date. La consti­tu­tion d’un gouvernement di­ri­gé par un homme de droite, Edouard Phi­lippe, lui donne in­dé­nia­ble­ment un coup de pouce sur ce ter­ri­toire. Mais Se­reine Mau­borgne ne s’en targue pas et a mis les éti­quettes au pla­card. «Les pro­gres­sistes de droite ont en­voyé un si­gnal fort aux Ré­pu­bli­cains. L’es­prit de corps est dé­sor­mais dé­pas­sé, il va fal­loir que les maires lo­caux le com­prennent ». Les ci­toyens se­raient de plus en plus nom­breux à re­joindre le mou­ve­ment lo­ca­le­ment. Les nou­veaux adhé­rents se­ront d’ailleurs ac­cueillis à 18 h ce soir à la Bas­tide Pi­san, avant le dé­but du mee­ting à 18 h30. Outre Se­reigne Mau­borgne, la res­pon­sable dé­par­te­men­tale du mou­ve­ment, Va­lé­rie Lon­champt, le sup­pléant de la can­di­date, Mi­kaël Vermes, et la nou­velle ani­ma­trice du co­mi­té En Marche du Golfe, Ja­nine Len­thy, de Gri­maud, pren­dront la pa­role.

« Prag­ma­tique »

Un dis­cours au cours du­quel Se­reine Mau­borgne compte in­sis­ter sur la lé­gi­ti­mi­té des hommes et femmes de ter­rain. « Être nou­veau dans le monde po­li­tique, ce­la per­met aus­si de dé­ci­der sans pres­sions », sou­ligne-t-elle. Elle dé­ve­lop­pe­ra aus­si sa vi­sion du rôle de dé­pu­té, qu’elle veut avant tout « prag­ma­tique ». « Le tra­vail de ter­rain est im­por­tant pour étu­dier la fai­sa­bi­li­té des lois et la co­hé­rence avec les ter­ri­toires. Ce­la de­mande de la lo­gique, sans lo­gique d’ap­pa­reil, et une bonne re­la­tion à l’autre. Et ça, je sais faire », pré­vient la can­di­date de 45 ans. Quant au choix de la ville fron­tiste de Cogolin, Se­reine Mau­borgne ne le pré­sente pas comme sym­bo­lique. « C’est la ville où j’ha­bite et je tra­vaille. Je veux juste dire aux Co­go­li­nois qu’on peut être fiers d’avoir une can­di­da­ture En Marche pour ces élec­tions ».

(Pho­to C. D.)

Se­reine Mau­borgne mi­li­tait pour le mou­ve­ment avant d’ap­prendre, ré­cem­ment, son in­ves­ti­ture.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.