Un nou­veau pré­sident pour les com­mer­çants

Le nou­veau pré­sident de l’as­so­cia­tion Es­prit village, sou­haite que com­mer­çants et ar­ti­sans n’hé­sitent pas à faire connaître leurs idées. Proxi­mi­té, ani­ma­tions et image po­si­tive du village au pro­gramme

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PAS­CALE PLEU

Dé­jà dans le bu­reau de l’as­so­cia­tion Es­prit­vil­lage de­puis plu­sieurs an­nées, et char­gé no­tam­ment de l’opé­ra­tion ‘‘J’aime Saint-Tro­pez l’hi­ver et je reste ou­vert’’, Pas­cal Bon­net a été élu pré­sident de l’as­so­cia­tion lors de la der­nière as­sem­blée gé­né­rale, il y a quelques jours. Le trium­vi­rat pré­si­den­tiel que re­pré­sen­taient Bri­gitte Scha­ming, Ni­cole Ma­la­pelle et Co­ryne Per­riol­lat reste dans le bu­reau mais à des postes dif­fé­rents. La pre­mière de­vient se­cré­taire, la se­conde vice-pré­si­dente et la troi­sième tré­so­rière. Le nou­veau pré­sident sou­haite dy­na­mi­ser l’as­so­cia­tion en in­vi­tant ses membres à être plus participatifs et à s’ex­pri­mer. Il a aus­si des idées d’ani­ma­tions en plus de celles dé­jà exis­tantes que sont la bra­de­rie, Noël à Saint-Tro­pez, l’ani­ma­tion à Terre des Voiles de Saint-Tro­pez et l’opé­ra­tion J’aime l’hi­ver à SaintT­ro­pez. Il sou­haite aus­si un rap­pro­che­ment avec les hô­te­liers-res­tau­ra­teurs, afin que l’ac­tion de dy­na­mi­sa­tion du village soit com­mune et har­mo­nieuse entre les dif­fé­rentes com­po­santes du tis­su éco­no­mique lo­cal.

Pour­quoi ce chan­ge­ment de pré­si­dence ?

Après plu­sieurs an­nées, il me semble que Bri­gitte, Ni­cole et Co­ryne avaient en­vie de prendre un peu de re­cul. Di­ri­ger cette as­so­cia­tion est dif­fi­cile, car on n’a pas tou­jours la re­con­nais­sance es­pé­rée par rap­port au ni­veau des ef­forts ac­com­plis. Vous par­lez d’in­gra­ti­tude ? Non, mais, on en­tend beau­coup qui cri­tiquent, des mé­con­tents qui sont fi­na­le­ment as­sez peu nom­breux et pas du tout la voix ceux qui sont sa­tis­faits. En fait, nos ef­fec­tifs sont re­la­ti­ve­ment stables :  pour la bra­de­rie et  de fa­çon per­ma­nente. Il est vrai que nous avons  adhé­rents en moins, mais c’est le jeu des fer­me­tures de bou­tiques qui ne rouvrent pas en­suite. Il y a eu  fer­me­tures cette an­née et nous n’avons per­du que treize adhé­rents. Il n’y a donc rien d’alar­mant. Par ailleurs, la po­lé­mique au­tour de la date de la bra­de­rie n’a pas été aus­si ter­rible qu’on l’a dit. Et la der­nière édi­tion s’est re­mar­qua­ble­ment bien pas­sée. Pour­tant, ça n’était pas ga­gné d’avance, avec toutes les me­sures de sé­cu­ri­té dues au risque terroriste, nous avions très peur que ce soit un fias­co. Ça ne l’a pas été, bien au contraire. Quels sont vos pro­jets ? Nous al­lons pour­suivre ce qui se fait dé­jà, avec j’es­père, d’autres ani­ma­tions en­core, dès que nous le pour­rons. Je mi­lite tou­jours pour une grande roue sur le par­king du port. Elle se­rait la nuit comme un phare, qu’on ver­rait de tout le golfe. Je ne re­nonce pas à cette idée, même si pour l’ins­tant, on nous l’a re­fu­sée. J’ai­me­rais aus­si ar­ri­ver à faire un mar­ché de Noël qui ne se­rait pas concur­ren­tiel avec les com­merces lo­caux, mais met­trait l’ac­cent sur le bio, l’ar­ti­sa­nat na­tu­rel. Nous al­lons tra­vailler ce su­jet. Quant à la bra­de­rie, elle se­ra pro­gram­mée en­core le se­cond week-end des va­cances de la Tous­saint. Ain­si les vi­si­teurs en va­cances, que nous de­vons res­pec­ter, ne trou­ve­ront pas un village dé­ser­té puisque gé­né­ra­le­ment les com­mer­çants sai­son­niers ferment après la bra­de­rie. Et comme ap­pa­rem­ment, per­sonne ne sait fer­mer avec élé­gance, on re­trouve en­suite des bou­tiques dé­vas­tées, comme s’il y avait eu une bombe ato­mique la veille et que tout le monde s’était en­fui en lais­sant pendre les fils élec­triques. Ça n’est pas pos­sible. Il faut don­ner une image po­si­tive du village.

Et le rap­pro­che­ment avec les hô­te­liers- res­tau­ra­teurs ?

Nous avons dé­jà eu des con­tacts avec l’UMT Var-Est et nous en au­rons en­core. J’ai­me­rais qu’ils nous re­joignent et que leurs adhé­rents s’in­tègrent aus­si à Es­prit-Village. Es­sayer de re­don­ner de l‘élan, au moins sur les ailes de sai­son voire plus, im­plique que nous tra­vail­lions tous en­semble dans le même sens. Au fi­nal, quelle est votre phi­lo­so­phie ? Proxi­mi­té, ani­ma­tions et image po­si­tive de SaintT­ro­pez. Pour ce­la, il faut que tout le monde par­ti­cipe. J’es­père que nos adhé­rents vien­dront nous par­ler et qu’ils n’at­ten­dront pas que tout se passe sans rien dire. Ils sont adhé­rents, ils ont droit à la pa­role et doivent être pré­sents à nos cô­tés. Il y a quand même plus de  com­merces ou­verts l’hi­ver dans le village. Il est vrai qu’au re­gard de la sai­son, c’est peu. Mais pour un village qui compte à peine plus de  ha­bi­tants hors sai­son, ça n’est pas mal non plus. Les com­mer­çants ont le droit d’avoir des idées et de par­ti­ci­per. Il faut que tout le monde s’y mette.

(Ph. P. P.)

Pas­cal Bon­net, nou­veau pré­sident d’Es­prit village, sou­haite don­ner la pa­role à ses adhé­rents et fé­dé­rer les hô­te­liers- res­tau­ra­teurs dans une ac­tion har­mo­nieuse.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.