Clau­dine Ri­chard: «Nous sommes toutes un peu or­phe­lines»

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Décès De Simone Veil - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR K. M. kmi­chel@ni­ce­ma­tin.fr

Fon­da­trice du Centre d’in­for­ma­tion des droits des femmes et des fa­milles (CIDFF) dans le Var il y a 35 ans, Clau­dine Ri­chard a dès son plus jeune âge, mar­ché dans les pas de Si­mone Veil. « On perd la meilleure d’entre nous » avoue avec émo­tion cette féministe. « Si­mone Veil a énor­mé­ment fait pro­gres­ser le droit des femmes. C’était un mo­dèle pour moi ». Clau­dine Ri­chard a le sen­ti­ment de «perdre quel­qu’un de très proche, et sur­tout un mo­dèle… » Un mo­dèle qui

« croyait vrai­ment en ce qu’elle dé­fen­dait, qui se bat­tait pour la li­ber­té des femmes. » Son pas­sé de res­ca­pée de la Shoah y était cer­tai­ne­ment pour beau­coup, re­con­naît la mi­li­tante féministe va­roise, « ce­la confère une di­men­sion plus grande à ce qu’elle a fait tout au long de sa vie. Elle a ou­vert une voie de li­ber­té que les femmes d’au­jourd’hui suivent tou­jours. En s’af­fir­mant el­le­même dans un monde d’homme, per­met aux femmes d’au­jourd’hui d’être

nom­breuses à l’as­sem­blée na­tio­nale. Les femmes qui se lancent dans une car­rière po­li­tique au­jourd’hui le doivent

à Si­mone Veil. » Pour la pré­si­dente du CIDFF, « on est toutes un peu or­phe­lines à pré­sent », tant Si­mone Veil au­ra mar­qué la vie de toutes les femmes, par son his­toire et son par­cours per­son­nel, sa car­rière pro­fes­sion­nelle et son mi­li­tan­tisme.

(Pho­to doc. Laurent Mar­ti­nat)

Clau­dine Ri­chard se sent « or­phe­line ».

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