Ce que dit la loi

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Santé -

Le Pr Do­mi­nique Gri­maud a rap­pe­lé ce que dit la loi fran­çaise concer­nant la fin de vie ( lois de  (Leo­net­ti) et

 (Claeys-Leo­net­ti)). « Nous sommes pas­sés d’une longue pé­riode [avant

, ndlr] au cours de la­quelle on in­sis­tait sur le de­voir du mé­de­cin à une si­tua­tion où on met en exergue le res­pect des droits du ma­lade, qui re­pose sur trois élé­ments. Le pre­mier est la li­ber­té : celle de ré­di­ger des di­rec­tives an­ti­ci­pées. C’est-à-dire que le pa­tient, en tout état de conscience, dit ce qu’il sou­haite mettre en place lors de sa fin de vie, quand il ne pour­ra plus s’ex­pri­mer. Elle sont, de­puis la loi de , presque im­pé­ra­tives mais l’équipe mé­di­cale peut ne pas les res­pec­ter si elle le jus­ti­fie et le consigne dans le dos­sier mé­di­cal. Le prin­cipe de col­lé­gia­li­té est pri­mor­dial : le mé­de­cin res­pon­sable prend les dé­ci­sions suite à des dis­cus­sions avec l’équipe soi­gnante, les proches. […] Le deuxième élé­ment est le res­pect de l’au­to­no­mie du pa­tient dans une contexte de vul­né­ra­bi­li­té. Le troi­sième est l’ac­com­pa­gne­ment dans le sens de prendre soin. La per­sonne ma­lade est vue dans sa glo­ba­li­té : dans sa di­men­sion phy­sique mais aus­si psy­cho­lo­gique, spi­ri­tuelle. Ce­la si­gni­fie qu’après l’ar­rêt des trai­te­ments, on se centre sur les soins, c’est-à-dire la prise en compte du confort du ma­lade en fin de vie (la dou­leur, l’an­goisse, etc.).» Le Pr Gri­maud a rap­pe­lé le double ef­fet de la sé­da­tion. « La sé­da­tion est un mé­lange de mé­di­ca­ments à la fois sé­da­tifs (qui en­traînent donc re­pos et dé­tente) et anal­gé­siques (contre la dou­leur). Mais ces der­niers ont pour ef­fet d’en­traî­ner une dé­tresse res­pi­ra­toire. Ces mé­di­ca­ments doivent donc être maî­tri­sés. » Le mé­de­cin in­siste : « L’in­ten­tion n’est pas d’abré­ger la vie mais de cal­mer la dou­leur. Leur uti­li­sa­tion s’ins­crit donc dans un contexte de fin de vie na­tu­relle sauf si le ma­lade a de­man­dé ex­pres­sé­ment à uti­li­ser des mé­di­ca­ments parce que la ma­la­die lui est de­ve­nue to­ta­le­ment in­sup­por­table. »

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