Au coeur de la pré­pa­ra­tion

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - FAB.P.

Pour les gol­feurs fran­çais de cet Open de France, un ri­tuel très pré­cis est mis en place en amont et à l’is­sue de leur par­tie. Tout ne se joue pas sur le par­cours. Très sou­vent ça com­mence par un ré­veil mus­cu­laire avec les pré­pa­ra­teurs phy­siques. « L’ob­jec­tif est d’échauf­fer en pro­fon­deur les muscles, confie Da­vid Bo­drier, qui s’oc­cupe de l’Azu­réen Ro­main Lan­gasque et Mat­thieu Pa­von. Ce sont des séances de  à  mi­nutes. On ne fait pas de car­dio pour conser­ver l’in­flux ner­veux et ne pas fa­ti­guer le joueur. On tra­vaille sur les chaînes mus­cu­laires que le gol­feur sol­li­ci­te­ra ». « C’est es­sen­tiel pour être prêt ra­pi­de­ment au prac­tice et une fois que la par­tie a com­men­cé », ex­plique Pa­von, dont le pa­pa, Mi­chel ex­joueur des Gi­ron­dins de Bor­deaux, re­pren­dra l’AS Cannes. « Ça per­met aus­si d’oc­cu­per la jour­née pour évi­ter de res­ter dans sa chambre à ne rien faire », ra­conte l’élève de Be­noît Du­cou­lom­bier. Les joueurs prennent en­suite la di­rec­tion du prac­tice, une pe­tite heure avant le dé­but de leur par­tie. « Là, on cherche avant tout à les ras­su­rer », avoue pour sa part Du­cou­lom­bier qui coache le Bor­de­lais, l’Azu­réen Ro­main Lan­gasque, mais aus­si quatre autres joueurs du Tour eu­ro­péen (Quesne, Lo­ren­zo-Ve­ra, Sad­dier et Ha­vret). « Quand ils tapent des balles, on re­garde s’il n’y a pas un pe­tit vi­rus tech­nique qui traîne. On es­saye d’avoir des pen­sées po­si­tives. Un joueur peut me confier être an­gois­sé par un trou en par­ti­cu­lier par exemple. On en dis­cute pour dé­gon­fler le pro­blème ». En­suite, les coachs suivent leurs joueurs sur le par­cours. Mais ils n’ont pas le droit de faire pas­ser la moindre consigne.

« On dis­cute avec les joueurs » « On a sou­vent plu­sieurs joueurs à ob­ser­ver », rap­pelle Alain Al­ber­ti de l’aca­dé­mie Lead­bet­ter de Ter­reB­lanche (Var). Dans ce cas, je suis au mi­ni­mum  trous pour bien cer­ner la dy­na­mique du joueur et ob­ser­ver ce qui va ou pas ». L’en­traî­neur de Clé­ment Bé­rar­do et Ra­phaël Jac­que­lin pro­cé­de­ra en­suite à l’is­sue des par­ties à un pe­tit dé­brie­fing. « Quand les joueurs évo­luent le ma­tin, on a l’après-mi­di pour ef­fec­tuer des ré­glages au prac­tice, que ce soit au put­ting ou autre. Mais s’ils fi­nissent tard dans l’après­mi­di, je pré­fère les lais­ser se re­po­ser », confie-t-il. « On dis­cute avec les joueurs de ma­nière na­tu­relle. J’écoute leurs res­sen­tis, mais on ne s’assied pas non plus sur un di­van pour faire une psy­cha­na­lyse. A chaud, ce n’est ja­mais bon », pré­cise Du­cou­lom­bier.

(Pho­tos Fab.P.)

Le pré­pa­ra­teur phy­sique Da­vid Bo­drier et le joueur Mat­thieu Pa­von en plein séance de ré­veil mus­cu­laire.

Cas­quette rouge, Be­noît Du­cou­lom­bier dis­cute avec un des joueurs qu’il en­traîne, Mike Lo­ren­zo-Ve­ra juste avant son dé­part.

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