Hom­mage eu­ro­péen pour les fu­né­railles de Kohl, « le chan­ce­lier de l’uni­fi­ca­tion »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France/monde -

Les di­ri­geants de l’Union eu­ro­péenne ont ren­du, hier, un hom­mage de di­men­sion eu­ro­péenne in­édit à l’an­cien chan­ce­lier al­le­mand Hel­mut Kohl, lors de fu­né­railles [pho­to AFP] mar­quées tou­te­fois par l’ab­sence de ses fils en rai­son d’une très dure que­relle fa­mi­liale née de son re­ma­riage. Ar­chi­tecte de l’élar­gis­se­ment de l’Union eu­ro­péenne et hé­raut de l’ami­tié fran­co-al­le­mande, Hel­mut Kohl est mort le  juin à l’âge de  ans. Il a été chan­ce­lier pen­dant seize an­nées, de  à . En ma­ti­née, lors d’une cé­ré­mo­nie or­ga­ni­sée au Par­le­ment eu­ro­péen à Stras­bourg, An­ge­la Mer­kel a sa­lué « le chan­ce­lier de l’uni­fi­ca­tion » de l’Al­le­magne. « Sans Hel­mut Kohl, la vie de mil­lions de per­sonnes, dont la mienne, qui vi­vaient de l’autre cô­té du Mur, ne se­rait pas celle d’au­jourd’hui », a sou­li­gné la chan­ce­lière al­le­mande, qui a gran­di en RDA. Le Pré­sident Em­ma­nuel Ma­cron a, pour sa part, in­sis­té sur la re­la­tion fran­co-al­le­mande : « Hel­mut Kohl fut pour la France un in­ter­lo­cu­teur pri­vi­lé­gié, un al­lié es­sen­tiel, mais il fut plus que ce­la, il fut un ami », a-t-il af­fir­mé. Une ving­taine de chefs d’Etat ou de gou­ver­ne­ment et plu­sieurs cen­taines d’autres per­son­na­li­tés, comme l’an­cien pré­sident amé­ri­cain Bill Clin­ton, avaient pris place dans l’hé­mi­cycle pour cette cé­ré­mo­nie.

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