Ren­contre avec le mil­liar­daire Sar­dar Bi­gla­ri

Saint-Tro­pez Nous avions an­non­cé l’ins­tal­la­tion d‘un « bur­ger chic » sur le quai tro­pé­zien. Son créa­teur, homme d’af­faires d’ori­gine ira­nienne, dé­voile ce que se­ra en réa­li­té « son ca­fé ».

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - PRO­POS RECUEILLIS PAR PAS­CALE PLEU

Dé­ci­dé­ment, les qua­ran­te­naires de la pla­nète sont en vogue en ce mo­ment. Sar­dar Bi­gla­ri est de ceux­là. Amé­ri­cain d’ori­gine ira­nienne, né en 1977 à Té­hé­ran dans une fa­mille qui s’exi­le­ra aux États-Unis en 1994, il fait par­tie de cette gé­né­ra­tion qui a dé­bu­té avec une start-up. Doué en af­faires, la pe­tite so­cié­té est de­ve­nue le trem­plin de ce qui est au­jourd’hui une vé­ri­table hol­ding, avec 22 000 sa­la­riés dans le monde et plu­sieurs en­tre­prises. Les as­su­rances no­tam­ment, mais aus­si la res­tau­ra­tion ra­pide (et no­tam­ment la chaîne Stake n’ shake), sont les pi­liers de la for­tune de Sar­dar Bi­gla­ri qui ne se contente pas de son siège à San An­to­nio, Texas, mais pos­sède aus­si des bu­reaux à l’étran­ger et no­tam­ment à Mo­na­co. Voi­là que le mil­liar­daire, amou­reux de Saint-Tro­pez où il vient ré­gu­liè­re­ment . Il y pos­sède ba­teau et mo­to à de­meure, et sou­hai­tait de­puis long­temps y ap­po­ser sa marque. Loin des ham­bur­gers et des frites qui font le quo­ti­dien de sa for­tune, il vou­lait un lieu raf­fi­né où il pour­rait pro­po­ser à une clien­tèle hup­pée des mets fins et dé­li­cats. Lui qui est avare de sa pa­role, voi­là que son sang n’a fait qu’un tour lorsque nous avons par­lé dans nos co­lonnes de « bur­gers sur le port de Saint-Tro­pez ». Et il a sou­hai­té mon­ter en pre­mière ligne pour par­ler de « son » ca­fé, le « Bi­gla­ri ca­fé », dont il n’y au­ra a prio­ri, qu’un exem­plaire sur la pla­nète, le nôtre, en­fin le sien, à Saint-Tro­pez.

Pour­quoi ce ca­fé?

J’ai dé­cou­vert Saint-Tro­pez et la Ri­vié­ra il y a  ans. J’y ai ache­té un ba­teau (un Ri­va) et une mo­to. C’est de­ve­nu pour moi qui viens sou­vent, puisque j’ai aus­si des bu­reaux à Mo­na­co, un vrai lieu d’ins­pi­ra­tion. J’ai eu en­vie d’y ins­tal­ler un éta­blis­se­ment unique qui me cor­res­ponde.

Donc il n’y au­ra pas de bur­gers ?

Il y au­ra sur­tout des pro­duits fins, les plus fins du monde. Comme le ca­viar Gold, is­su d’es­tur­geons al­bi­nos, ce qui est une ra­re­té ab­so­lue. Vous sa­vez je suis ira­nien d’ori­gine. Et en Iran, on mange beau­coup de ca­viar.

Ce ne se­ra donc pas don­né à tout le monde...

Je sou­haite pro­po­ser un lieu d’ex­cep­tion, où on pour­ra ve­nir dé­gus­ter un fro­mage et un vin, un milk­shake « tarte tro­pé­zienne », des frites à la truffe ou sim­ple­ment une sa­lade moz­za­rel­la de la plus haute qua­li­té. Le tout avec des vins mil­lé­si­més, des fro­mages sé­lec­tion­nés par un maître af­fi­neur et du pain de haute qua­li­té. Il y au­ra aus­si des whis­kies rares ser­vis avec des gla­çons taillés sur place.

Les pro­duits se­ront bio ?

Si c’est pos­sible. J’ai ren­con­tré Pa­trice de Col­mont et nous avons beau­coup dis­cu­té. Il m’a fait vi­si­ter sa ferme des Bouis et je vous avoue que je rê­ve­rais d’en avoir une aus­si pour culti­ver mes pro­duits. Je cherche à ache­ter mais je n’ai pas en­core trou­vé.

Donc ce ca­fé, c’est votre ca­fé...

C’est un pro­jet très per­son­nel qui re­groupe des choses que j’aime et toute l’ex­pé­rience que j’ai ac­quise. Mettre mon nom est un en­ga­ge­ment, une ma­nière de ga­ran­tir la qua­li­té de ce qui se­ra pro­po­sé. C’est un rêve qui de­vient réa­li­té. Voi­là plus de quatre ans que je pense à ça, que je cherche un lieu que j’ai en­fin trou­vé et que je tra­vaille per­son­nel­le­ment pour trou­ver les meilleurs pro­duits. Je me suis en­ri­chi de tout ça pour re­grou­per des gens de ta­lent.

Il y au­ra d’autres Bi­gla­ri ca­fé ?

Non. Il n’y au­ra que ce­lui­là sur toute la pla­nète.

Vous en se­rez l’âme ?

J’y pas­se­rai ré­gu­liè­re­ment, c’est sûr. Et je se­rai là le jour de l’inau­gu­ra­tion évi­dem­ment.

Vous al­lez ou­vrir bien­tôt ?

Nous ou­vri­rons quand tout se­ra prêt. Je ne veux pas me pré­ci­pi­ter. Il faut que ce soit par­fait. Le staff est dé­jà bien avan­cé et je cherche en­core quelques pro­duc­teurs lo­caux. Car cet en­droit se four­ni­ra spé­ci­fi­que­ment chez les pro­duc­teurs lo­caux. Je ne veux que de l’ex­cep­tion­nel. Le port de Saint-Tro­pez est « ico­nique ». On ne peut y mettre que quelque chose d’unique. D’ailleurs, nous tra­vaillons aus­si sur la te­nue du per­son­nel. Les femmes au­ront des vê­te­ments très chics mais d’ins­pi­ra­tion « tro­pé­zienne». L’idée est d’être en phase avec le vil­lage. Je n’ai pas en­core de date, mais ce se­ra cet été. Il faut avant tout faire les choses bien.

(Pho­to D. R.)

Sar­dar Bi­gla­ri, homme d’af­faires amé­ri­cain d’ori­gine ira­nienne, est tom­bé amou­reux de Saint-Tro­pez au point de vou­loir y ap­po­ser sa marque.

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