Christophe Le­roy rouvre... mal­gré les cas­se­roles

L’éta­blis­se­ment du res­tau­ra­teur, fai­sait l’ob­jet d’une fer­me­ture ad­mi­nis­tra­tive de­puis l’été 2016. Pla­cé en re­dres­se­ment, il tente un coup. Le der­nier ?

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Golfe De Saint-tropez - N. SA.

In ex­tre­mis : moins d’une se­maine avant l’ou­ver­ture dif­fu­sée de­puis plu­sieurs se­maines par le ta­mis des réseaux so­ciaux, le res­tau­ra­teur Christophe Le­roy a ob­te­nu le sé­same pour rou­vrir les portes des Mou­lins, à Ra­ma­tuelle. Il y a quelques jours en­core il était pour­tant bien loin du compte. En fait, un ar­rê­té mu­ni­ci­pal de fer­me­ture ad­mi­nis­tra­tive de l’en­seigne ‘‘Les Mou­lins’’ blo­quait toute ou­ver­ture. Pla­cé en re­dres­se­ment ju­di­ciaire de­puis jan­vier 2017 pour l’ex­ploi­ta­tion des ‘‘Mou­lins de Ra­ma­tuelle’’ avec six mois d’ob­ser­va­tion, ex­pul­sé de ‘‘la Table du mar­ché’’ à Saint-Tro­pez (rue des com­mer­çants), son la­bo à Co­go­lin aban­don­né, le chef à la ré­pu­ta­tion sul­fu­reuse sur­git à nou­veau au coeur de l’été tro­pé­zien. Peut-être que le tri­bu­nal a es­pé­ré voir un jour la cou­leur de l’ar­gent ré­cla­mé par une es­ca­drille de créan­ciers.

Sous fer­me­ture ad­mi­nis­tra­tive de­puis l’été der­nier

L’avis dé­fa­vo­rable émis suite à la vi­site de l’éta­blis­se­ment le 13 juin 2016 par la commission d’ar­ron­dis­se­ment de sé­cu­ri­té-Incendie, était élo­quent : ca­rences sur le plan de la sé­cu­ri­té et « l’état des lo­caux de l’éta­blis­se­ment conti­nue de pré­sen­ter un dan­ger pour les per­sonnes ». Jus­qu’en août 2016 et alors que le res­tau­rant avait rou­vert pour la sai­son, s’en­sui­vit un échange contra­dic­toire don­nant l’op­por­tu­ni­té au res­tau­ra­teur de se mettre en confor­mi­té. Or, mal­gré les lettres de re­lance, rien n’a réel­le­ment bou­gé : le 11 août 2016, l’ar­rê­té mu­ni­ci­pal est donc en­tré en vi­gueur. « De­puis le temps que ça dure », souffle un ob­ser­va­teur at­ten­tif du dos­sier : «Ilen­voie quelques pièces pour re­lan­cer le truc. Pen­dant ce temps-là, la ma­chine ad­mi­nis­tra­tive se met en route et il fait sa sai­son » :un «jeu» qui a des airs de course à l’écha­lote, où les créan­ciers se lancent à la pour­suite d’un dé­bi­teur qui se vo­la­ti­lise à chaque fois.

Hors-la-loi de­puis 

En creux, ce qui dé­tonne, c’est que l’éta­blis­se­ment est res­té ou­vert chaque sai­son alors que de­puis 2013, le gé­rant ne res­pecte presque au­cune consigne de sé­cu­ri­té de base ! L’ar­rê­té liste tous les man­que­ments, sur­li­gnés par les mises en de­meure ré­gu­lières. Quatre an­nées hors-la-loi. « De­puis 2012, il a eu toute la­ti­tude pour ré­gu­la­ri­ser sa si­tua­tion », tempête-t-on en mai­rie de Ra­ma­tuelle. À se de­man­der comment ce res­tau­ra­teur mé­dia­tique a pu bé­né­fi­cier d’un tel sur­sis ? Qui ima­gi­ne­rait un pro­fes­sion­nel dans la même si­tua­tion ob­te­nir au­tant de clé­mence. Sur­tout, quand on évoque une ques­tion de sé­cu­ri­té. Dé­but juin, le res­tau­ra­teur a trans­mis quelques pièces jus­ti­fi­ca­tives. In­suf­fi­sant. Avant de pas­ser l’ac­cé­lé­ra­teur en bout de course. Peu­têtre a-t-il sen­ti le vent du bou­let de la part d’au­to­ri­tés de plus en plus aga­cées par le ma­nège. Dans son opé­ra­tion-com­man­do, l’in­sai­sis­sable Christophe Le­roy a fer­ré une ex-naïade. Il compte se re­faire la ce­rise avec Pa­me­la An­der­son, nou­velle pa­sio­na­ria de la cause ani­male, à qui il a ven­du un beau rêve ‘‘ve­gan’’ à la table des Mou­lins qui ouvre ses portes ce mar­di 4 juillet. L’Amé­ri­caine au pays des mer­veilles a-t-elle eu vent de toutes ces pé­ri­pé­ties ? Sur la toile, les dé­trac­teurs -- an­ciens em­ployés (ou très ré­cents), four­nis­seurs floués, lâchent leurs coups sur la page Christophe Le­roy Ar­naque. Tout un poème...

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