Ca­va­laire : la bombe US de­vrait ex­plo­ser de­main

L’en­gin, dé­cou­vert par des ou­vriers dans une par­celle pri­vée, se­ra désa­mor­cé sur site puis dé­pla­cé tan­dis que la po­pu­la­tion se­ra en­tiè­re­ment éva­cuée dans un pé­ri­mètre de 270 mètres

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info Du Jour -

L’ex­pres­sion «faire l’ef­fet d’une bombe» prend ici tout son sens… L’obus, dé­cou­vert il y a quelques jours par des ma­çons dans une villa du quar­tier des Mou­lins, a ac­ti­vé tous les sys­tèmes d’alerte mu­ni­ci­paux et ceux de la pré­fec­ture qui a ra­pi­de­ment pris les rênes de l’opé­ra­tion de dé­mi­nage. Après de nom­breuses réunions et d’ana­lyses des dif­fé­rents plans d’ac­tions, la stra­té­gie re­te­nue au fi­nal est cel­le­ci: la bombe va être désa­mor­cée de­main, jeu­di 5 juillet, sur le site même de la dé­cou­verte, puis trans­por­tée sur un ter­rain de la com­mune afin de pro­cé­der à sa dés­in­té­gra­tion. Ce tra­vail se­ra ef­fec­tué par une équipe com­po­sée de six dé­mi­neurs-plon­geurs de la sé­cu­ri­té ci­vile du mi­nis­tère de l’In­té­rieur (an­tenne de Mar­seille), qui oeu­vre­ra sous les ordres du Com­man­dant Mi­che­lange.

No man’s land dans un rayon de  m

En vue de la pro­tec­tion des biens et des per­sonnes, un im­por­tant dis­po­si­tif se­ra dé­ployé sur place à par­tir de 7 heures (1). Toutes les per­sonnes ré­si­dant dans un rayon de 270 mètres au­tour de la bombe de­vront quit­ter les lieux, y com­pris celles oc­cu­pant les trois hô­tels du pé­ri­mètre ou fré­quen­tant la sta­tion-ser­vice. Une cen­taine d’ha­bi­ta­tions sont concer­nées. «Il est im­por­tant, avant de pro­cé­der à l’éva­cua­tion des lo­ge­ments, de fer­mer les vo­lets et de lais­ser les fe­nêtres ou­vertes afin qu’en cas d’ex­plo­sion, les vitres ne volent pas en éclats», pré­cise le di­rec­teur de ca­bi­net du pré­fet, Ke­vin Ma­zoyer. Les forces de l’ordre au­ront pour mis­sion, en­suite, de s’as­su­rer que tous les foyers sont, ef­fec­ti­ve­ment, in­oc­cu­pés avant de fer­mer et surveiller les ac­cès au pé­ri­mètre de sé­cu­ri­té. Un hé­li­co­ptère sur­vo­le­ra la zone à cet ef­fet.

Pé­tar­dé sur la com­mune

« Un mur de pro­tec­tion (un mer­lon) a été construit afin de pro­té­ger les ha­bi­ta­tions des éclats ra­sants, ajoute le Com­man­dant Mi­che­lange. Ce qui ex­plique le rayon de 270 mètres. Et ce­la ré­pond à nos exi­gences.» Concer­nant le type de bombe, l’ex­pert en dé­mi­nage a pré­ci­sé qu’il s’agis­sait d’une «pe­tite bombe conte­nant 30 kg d’ex­plo­sifs. Le sys­tème d’amor­çage ne pré­sente pas de dif­fi­cul­tés par­ti­cu­lières». La po­pu­la­tion dé­pla­cée pour­ra, si elle le sou­haite, se rendre à la salle des fêtes en at­ten­dant la fin of­fi­cielle des opé­ra­tions. Celle-ci se­ra com­mu­ni­quée par la presse et les ins­ti­tu­tions (mai­rie, pré­fec­ture) via no­tam­ment leurs réseaux so­ciaux. Toute autre source ne pour­ra être consi­dé­rée comme fiable. Le corps de bombe, lui, se­ra en­ter­ré sur un ter­rain de la com­mune, avant d’être sur­mon­té d’un piège à éclats, puis pé­tar­dé. «Les gens pour­ront éven­tuel­le­ment en­tendre un bruit.» Et de conclure : « Il y a 80 opé­ra­tions de dé­bom­bage par an. Les per­sonnes qui font face à une telle si­tua­tion ne doivent ab­so­lu­ment pas ma­ni­pu­ler l’ob­jet. Dans ce cas, il n’y a pas de risque d’ex­plo­sion spon­ta­née.» S. CHAUDHARI 1. Dès jeu­di ma­tin 6h50, la cel­lule d’in­for­ma­tion du pu­blic de la pré­fec­ture se­ra ac­ti­vée au 04.94.18.85.00. tan­dis que le ser­vice d’in­for­ma­tion de la ville (dé­jà ac­tif) res­te­ra joi­gnable au 04.94.00.11.58.

(Pho­tos So­phie Lou­vet)

Le maire Phi­lippe Leo­nel­li et le di­rec­teur du ca­bi­net du pré­fet Ke­vin Ma­zoyer.

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