Su­per­man est ar­ri­vé !

Connu pour ses plon­geons lors­qu’il marque un es­sai, l’ai­lier an­glais Ch­ris Ash­ton a dé­bar­qué lun­di dans le Var. Un chal­lenge « ex­ci­tant » pour le double cham­pion d’Eu­rope en titre

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - VINCENT WATTECAMPS

Ch­ris Ash­ton, c’est le genre d’An­glais qu’on adore dé­tes­ter. Aus­si ar­ro­gant que doué, conscient de ses ca­pa­ci­tés et pas le der­nier au mo­ment de le rap­pe­ler. Bref, un « ros­beef » dans la plus pure tra­di­tion, blanc comme un linge à l’ombre, tout rouge après deux mi­nutes au so­leil. Et pour­tant, quelque chose nous dit que les sup­por­ters du RCT vont très vite adu­ler l’ai­lier. Pour exac­te­ment les mêmes rai­sons qu’ils le dé­tes­taient sous le maillot des Sa­ra­cens ou du XV de la Rose. Car la tête de gon­dole - pour l’ins­tant - du re­cru­te­ment tou­lon­nais a tous les atouts en main pour se mettre Mayol dans la poche : sens du spec­tacle, ef­fi­ca­ci­té, un « chouïa » d’agres­si­vi­té (ce qui lui a d’ailleurs coû­té 23 se­maines de sus­pen­sion lors des deux der­nières sai­sons) et un phy­sique plus qu’im­po­sant... C’est une cer­ti­tude, avec Tui­so­va d’un cô­té et Ash­ton de l’autre, le gros-por­teur tou­lon­nais pos­sède deux ré­ac­teurs sur­puis­sants pour la sai­son à ve­nir . Et qu’im­porte la pres­sion qui va pe­ser sur les larges épaules de l’ex-Sar­ries.

La pres­sion comme car­bu­rant

« J’en ai be­soin, pré­cise d’ailleurs l’An­glais. Je veux la res­sen­tir. Je sais qu’ici, elle est énorme. Et tant mieux, ça me per­met de don­ner le meilleur de moi-même. » Une mise en dif­fi­cul­té que le meilleur mar­quer d’es­sai de l’his­toire de la coupe d’Eu­rope (lire en­ca­dré) est ve­nu cher­cher à des­sein, après une car­rière bien rem­plie ou­treManche.

« C’était le bon ti­ming pour par­tir de Londres. J’ai tout connu avec les Sar­ries, et, sur­tout, ma sus­pen­sion (1) a fer­mé les portes de la sé­lec­tion. Je sais qu’en si­gnant ici, c’est mort pour jouer pour l’équipe d’An­gle­terre. Mais je pense que c’est le bon mo­ment pour ma fa­mille et moi de se lan­cer dans ce chal­lenge. Pour être hon­nête, la dé­ci­sion a été très fa­cile à prendre.

» À le croire, son sa­laire XXL (485 743 eu­ros an­nuels se­lon la presse an­glaise) n’est pas le prin­ci­pal ar­gu­ment. « Quand on voit Mayol à la té­lé, on se dit que ça doit être unique de jouer dans ce stade. De por­ter les cou­leurs de ce club his­to­rique. On parle beau­coup de la baisse du ni­veau du Top 14 par rap­port à la Pre­mier­ship, et c’est sans doute une réa­li­té, mais on voit chaque an­née que Tou­lon et Cler­mont sont au ren­dez-vous en coupe d’Eu­rope. C’est qu’ils sont dans le vrai. » Avec dé­sor­mais Su­per­man dans ses rangs - et même af­fai­bli par un coup de so­leil - le RCT de­vrait une nou­velle fois tu­toyer les som­mets. Ou, du moins, faire par­ler de lui. 1. Ch­ris Ash­ton a été sus­pen­du 13 se­maines en sep­tembre 2016 pour avoir mor­du un joueur de Nor­thamp­ton. Il ne pou­vait pas, du coup, pré­tendre à une place pour le Tour­noi des VI Na­tions.

‘‘ Je n’ai pas en­core trou­vé de crème so­laire avec un in­dice as­sez éle­vé”

(Pho­tos Pa­trick Blan­chard et PQR)

Le nou­veau cos­tume de Ch­ris « Su­per­man » Ash­ton est rouge et noir, et ce­la semble lui conve­nir.

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