« Re­joindre Ha­nou­na ? Cer­tai­ne­ment pas ! »

Ma­rie-Laure Au­gry prend sa re­traite après le Mon­dial La Mar­seillaise, dif­fu­sé sur France 3

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PA­TRICK CABANNES

Une page se tourne pour Ma­rie-Laure Au­gry, « qui a at­teint la li­mite d’âge » : à 70 ans, elle est contrainte de mettre fin à sa vie pro­fes­sion­nelle, mar­quée par sa ren­contre avec Yves Mou­rou­si. Leur duo est ins­crit dans l’his­toire de la té­lé­vi­sion, tout comme le Mon­dial La Mar­seillaise, sur France 3, qu’elle com­mente une der­nière fois.

À quand re­monte votre amour pour les boules ?

Ce n’est pas d’hier (rire) ! La pre­mière fois re­monte à 1986, avec Yves Mou­rou­si : nous avons fait une émis­sion spé­ciale en di­rect de Mar­seille, dif­fu­sée sur TF1. À l’époque, c’était dé­jà une grande com­pé­ti­tion, mais l’évé­ne­ment lui a don­né une autre di­men­sion. Tout comme sa mé­dia­ti­sa­tion sur France 3. Ça fait main­te­nant vingt et un ans que je couvre ce ren­dez­vous et je ne m’en lasse pas. C’est très convi­vial et très té­lé­gé­nique.

Cette édi­tion marque votre fin de car­rière à France 3…

Ef­fec­ti­ve­ment. Je suis de la gé­né­ra­tion de Georges Per­noud et Hen­ri San­nier : à 70 ans, on ne peut plus res­ter sa­la­rié d’une chaîne de té­lé­vi­sion.

Comment le vi­vez­vous ?

En fait, je ne le réa­lise pas vrai­ment. Je suis dans l’ins­tant, donc en plein Mon­dial La Mar­seillaise. Ce qui se pas­se­ra après m’est to­ta­le­ment étran­ger. Qui vi­vra ver­ra !

L’an­tenne va­t­elle vous man­quer ?

Je ne suis pas en quête de no­to­rié­té et je me pas­se­rai très bien de l’an­tenne. C’est plu­tôt la vie en de­hors des équipes qui va me man­quer.

Au­cune chance de vous voir in­té­grer l’équipe de Cy­ril Ha­nou­na ?

Cer­tai­ne­ment pas. Je n’ai pas en­vie de faire du n’im­porte quoi chez Ha­nou­na !

Votre couple avec Yves Mou­rou­si a mar­qué la té­lé. Quel sou­ve­nir en gar­dez­vous ?

Tra­vailler avec Yves a été ex­tra­or­di­naire. Il n’était ja­mais à court d’idées et don­nait une im­pul­sion à tout ce qu’il en­tre­pre­nait. Il avait aus­si un grand res­pect des gens qui l’en­tou­raient : il les met­tait tou­jours en va­leur. Entre nous se sont créés de vrais liens d’ami­tié.

Si vous n’aviez qu’un sou­ve­nir à re­te­nir ?

Il y en a tel­le­ment… Peut­être le jour où nous sommes ap­pa­rus avec un casque de chan­tier sur la tête : Bouygues ve­nait de ra­che­ter TF1 ! Au­jourd’hui, je pense que nous ne pour­rions plus le faire. La té­lé a bien chan­gé, elle est de­ve­nue fri­leuse.

Ma­rie­Laure Au­gry : « 70 ans, on ne peut plus res­ter sa­la­rié d’une chaîne de té­lé ».

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