Il n’y a «spa» de mal à se faire du bien Vé­cu

Après avoir été un phé­no­mène de mode, il est de­ve­nu un vé­ri­table nou­veau mode de vie pour des per­sonnes en quête de bien-être. Im­mer­sion dans l’un des plus beaux spas d’Eu­rope

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Santé -

Dans un pas­sé en­core ré­cent, prendre soin de soi re­le­vait plu­tôt de dé­marches ponc­tuelles. Au­jourd’hui, on est da­van­tage in­ci­té à une mo­di­fi­ca­tion pro­fonde, glo­bale… Plus at­ten­tif (at­ten­tive, sur­tout) à soi, à son hy­giène de vie, on es­saie de man­ger sai­ne­ment, de pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­lière… Une évo­lu­tion qui ex­plique sans doute le suc­cès crois­sant des spas, uni­vers oua­tés et concen­trés de pro­messes de bien-être. Une fois n’est pas coutume, nous avons quit­té les cou­loirs des hô­pi­taux azu­réens pour vivre une ex­pé­rience spa au sein d’un des plus beaux éta­blis­se­ments en Eu­rope, Terre Blanche, petit pa­ra­dis ni­ché au coeur du pays de Fayence, dans le Var. Quelques heures pour nous dé­toxi­fier (1), et dé­cou­vrir ce que ce verbe re­couvre de mo­ments ma­giques.

Se li­bé­rer des ten­sions ac­cu­mu­lées

Avant le dé­but des ré­jouis­sances, petit dé­tour par la ma­jes­tueuse pis­cine in­té­rieure, pour une séance d’aqua­bike – ac­ti­vi­té très en vogue – aux ef­fets drai­nants ma­jeurs. On se plaît dé­jà à ima­gi­ner que toxines et déchets, ac­cu­mu­lés sous les ef­fets com­bi­nés de la pol­lu­tion, des UV, du stress quo­ti­dien, des écarts ali­men­taires, com­mencent à nous quit­ter... La suite se passe dans les salles de soin. Elle se ré­sume en quelques mots qui pour­raient se pas­ser d’ex­pli­ca­tions : « en­ve­lop­pe­ments cor­po­rels et gom­mages re­vi­go­rants ». « Il s’agit, nous ex­plique-t-on d’éli­mi­ner les cel­lules mortes afin de mieux pro­fi­ter des en­ve­lop­pe­ments. » Nous se­rions bien mal avi­sée de pro­tes­ter. Le mo­ment est dé­li­cieux. Il se pour­suit par l’en­ve­lop­pe­ment un ins­tru­ment chi­rur­gi­cal que la po­ly­cli­nique SaintJean, à Cagnes-sur-Mer, a fait le choix d’ac­qué­rir. « C’est un ou­til qui per­met de mi­ni­mi­ser les risques lors de l’opé­ra­tion. Il s’ap­pa­rente à un la­ser à courte por­tée, donc dé­nué de dan­ger pour les or­ganes. On peut ain­si “va­po­ri­ser” la pa­roi des kystes de l’en­do­mé­triose, sans al­té­rer le tis­su ova­rien. » Grâce à cet ins­tru­ment chi­rur­gi­cal, les femmes at­teintes d’en­do­mé­triome peuvent être trai­tées, sans s’in­quié­ter pour leur fer­ti­li­té. Sa­chant oc­clu­sif pour par­ache­ver l’éli­mi­na­tion des toxines. Entre les mains ex­pertes de la pra­ti­cienne spa, on se sent ra­pi­de­ment sou­la­gée de toutes les ten­sions ac­cu­mu­lées. Un sou­la­ge­ment tel qu’il va même nous conduire à nous as­sou­pir. Il­lus­tra­tion, si né­ces­saire, du bien-être res­sen­ti. Pure dé­fi­ni­tion du lâ­cher-prise, dont on se croyait pour­tant in­ca­pable. Et qui va même se pour­suivre au cours du drai­nage lym­pha­tique. Avant de se di­ri­ger vers le ham­mam, que nombre d’entre elles sont des jeunes femmes de 25 à 30 ans, on me­sure l’im­pact de ce type de pro­grès tech­nique.

NANCY CATTAN ncat­tan@ni­ce­ma­tin.fr 1. Ma­la­die ca­rac­té­ri­sée par la formation, à l’ex­té­rieur de l’uté­rus, de tis­sus for­més de cel­lules en­do­mé­triales (qui re­couvrent la pa­roi de l’uté­rus). Elle se ma­ni­feste par de vio­lentes dou­leurs pel­viennes, des règles abon­dantes et peut même en­traî­ner une in­fer­ti­li­té. 2. Site web : www.en­do­france.org E-mail pour la Ré­gion Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur : paca@en­do­france.org on se ré­gale d’une in­fu­sion de­tox de Kus­mi Tea au thé vert et ci­tron­nelle. In­con­tour­nable pour éli­mi­ner les der­nières toxines qui au­raient ré­sis­té (on ne sait com­ment !) aux soins pré­cé­dents. Un re­gret : ne pas être res­tée as­sez long­temps pour tes­ter le mo­de­lage aux pierres chaudes, connu pour fa­vo­ri­ser la cir­cu­la­tion des éner­gies dans le corps, et aus­si le soin oxy­gé­nant « Pure De­tox Ivo Pi­tan­guy ». Il re­don­ne­rait au vi­sage l’éclat d’une nou­velle jeu­nesse ... Très ten­tant. On se fait la pro­messe

qu’on re­vien­dra… Et on quitte les lieux la mine très épa­nouie.

NANCY CATTAN 1. La cure «bo­dy de­tox» dure clas­si­que­ment 3 jours. Tous com­mencent par un « ré­veil spor­tif », sous forme d’aqua­bi­king pen­dant 45 mi­nutes. La suite du pro­gramme est si­mi­laire les jours 1 et 3 : gom­mage, en­ve­lop­pe­ment, drai­nage lym­pha­tique pen­dant 60 mi­nutes. Le pro­gramme dif­fère le jour 2, avec un mas­sage aux pierres chaudes pen­dant 90 mi­nutes, sui­vi d’un soin « pure de­tox » pen­dant 60 mi­nutes. La cure in­clus un ac­cès illi­mi­té aux pis­cines, au ham­mam, la­co­nium, et sau­na. Site web : www.terre-blanche.com

(Pho­to DR) (Re­pro DR)

Ré­veil spor­tif dans la pis­cine, avant les soins. Grâce au Plas­maJet, nou­vel ins­tru­ment chi­rur­gi­cal, les kystes peuvent être trai­tés sans risque de lé­sions des tis­sus ova­riens.

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