Des Ma­cron-com­pa­tibles vi­rés des Ré­pu­bli­cains ?

Edouard Phi­lippe, Gé­rald Dar­ma­nin, Sé­bas­tien Le­cor­nu, Franck Ries­ter et Thierry So­lère sont convo­qués en vue d’une pro­cé­dure d’« ex­clu­sion »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Des élus LR Ma­cron-com­pa­tibles ont dé­non­cé, hier, des pro­cé­dures d’« ex­clu­sion » du par­ti lan­cées contre eux et les mi­nistres LR au gou­ver­ne­ment, deux jours avant un bu­reau po­li­tique de LR qui doit tran­cher sur cette ques­tion. « J’ai re­çu ma convo­ca­tion d’ex­clu­sion par cour­rier, comme Édouard Phi­lippe [le Pre­mier

mi­nistre], Gé­rald Dar­ma­nin [mi­nistre de l’Ac­tion et des Comptes pu­blics], Franck Ries­ter [dé­pu­té] et Sé­bas­tien Le­cor­nu [se­cré­taire d’État] .Jene sais pas si je m’y ren­drai », adé­cla­ré au Pa­ri­sien Di­manche Thierry So­lère, ini­tia­teur du groupe des Cons­truc­tifs LRUDI à l’As­sem­blée. Franck Ries­ter, co­pré­sident du groupe des Cons­truc­tifs et dé­pu­té de Seine-et-Marne, a confir­mé sur Ra­dio J : « J’ai re­çu une lettre de mon par­ti me di­sant que j’étais sous le coup d’une pro­cé­dure dis­ci­pli­naire et que je pou­vais être vic­time d’une sanc­tion ou qu’une sanc­tion al­lait être pro­non­cée à mon en­droit. » « On me re­proche quoi? D’avoir fait un groupe par­le­men­taire dis­tinct des Ré­pu­bli­cains?», a dé­cla­ré M. So­lère au Pa­ri­sien Di­manche. Et le dé­pu­té des Hauts-de-Seine de pour­suivre:

« Eh bien, si c’est ce­la, je dis à mes­sieurs Ac­coyer, Wau­quiez et Ciot­ti qu’ils étaient tous les trois membres du groupe R-UMP, qui avait scin­dé un temps le groupe UMP à l’As­sem­blée na­tio­nale lors de la pré­cé­dente lé­gis­la­ture [au tour­nant de 2012-2013,

ndlr]. Ils n’ont pas été ex­clus pour au­tant à l’époque.» Ber­nard Ac­coyer n’était pas membre de ce groupe. M. Ries­ter a,

lui, dé­non­cé « des pra­tiques d’un autre âge». « Ça me fait pen­ser un peu à ces ré­gimes au­to­ri­taires à bout de souffle, ces oli­gar­chies qui, pour gar­der leur pouvoir, leur pré car­ré, sont prêts à tout, et no­tam­ment à faire des exemples » par­mi les « lea­ders de l’op­po­si­tion, en pen­sant que les autres vont se ter­rer », a-t-il lan­cé.

Es­tro­si n’ira pas au bu­reau po­li­tique

Un avis par­ta­gé par le maire de Nice, Ch­ris­tian Es­tro­si :

« Chez les sta­li­niens, on di­sait “le par­ti se ren­force en s’épu­rant”.

Je ne crois pas que l’on puisse ga­gner de­main en ex­cluant. Je de­mande à mes amis de ma for­ma­tion po­li­tique qu’on ras­semble, qu’on ad­di­tionne, pour pré­pa­rer les vic­toires de de­main », a-t-il dé­cla­ré, hier, sur BFMTV,

pré­ci­sant qu’il ne « par­ti­ci­pe­ra pas au bu­reau po­li­tique des Ré­pu­bli­cains » pré­vu au­jourd’hui, compte te­nu de l’or­ga­ni­sa­tion de l’hom­mage aux vic­times pré­vu ce ven­dre­di dans sa ville.

(Photos AFP)

Edouard Phi­lippe, Gé­rald Dar­ma­nin, Franck Ries­ter, Sé­bas­tien Le­cor­nu et Thierry So­lère sont sur un siège éjec­table.

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